Merci Thierry |ah! le début des eighties, quand Paris s'éveillait...] d'avoir ainsi étendu ma profondeur de champ, avec humour et tournevis. J'avais imaginé avoir compris, lorsque Thomas valide, d'un coup d'un seul, et formule la conclusion d'un mot : objectivement. Me voilà tranquille, après avoir soigneusement esquivé ces tripatouillages de double gravure de bague de mise au point, qui m'ont fait souvenir, péniblement, de la double gravure des bagues de diaphragme, rouge en photométrique, blanc en géométrique, et m'ont fait régulièrement passer pour un âne par le patron, toutes obédiences confondues. Merci donc, pour m'avoir fait saisir cette hypothèse du trafic de la profondeur de champ que j'ai totalement ignorée tout au long de mon parcours de pointeur, hyperfocaleux de base que j'étais. Ma vieille Kelly - pas Grace, hélas - en est rouge de honte.
Cependant, si Thomas a fait voler en éclats tes guillemets de sujectif par l'emploi du terme objectif, je ne suis pas sûr que celui-ci soit exactement approprié : je subodore que le juste mot doit être : neutre. Je sais! Comment une représentation pourrait-elle prétendre à la neutralité? En effet. Pourtant, ayant à faire à des inventions, il semble qu'elles doivent manifester, intrinsèquement, quelques limites identifiables, en-deçà et au-delà, et, vraisemblablement, un point milieu, qui serait donc celui de la neutralité possible. Ce que je sais, en tout cas, après avoir lâché mon déca et mon mètre-étalon en platine iridié du Pavillon etc, c'est que je me suis évertué, au cadre, à identifier quel pouvait être ce cadre le plus neutre possible, aux seuls fins de pouvoir le transgresser, en toute connaissance de cause. Bien entendu, mon goût, subjectif, s'est toujours accordé, de son mieux, au film à l'œuvre. Et, fondamentalement, à la vision du metteur en scène, corroborée par celle de mon chef-op. De Doillon à Tanner, d'Oliveira à Breillat. Un privilège.
J'aimerais continuer, mais ce ne serait plus le bon topic. Nous verrons comment s'y prendre.
Quoiqu'il en soit, Thierry, pense à enduire ton déca avec un peu de super-glue, ça va le faire.
A propos des optiques "G.O." utilisées dans Barry Lindon
#22
Posté 10 décembre 2009 - 08:53
Cher Jacques... "chaque sentinelle est responsable du royaume ..." disait St Ex dans "terre des hommes"... merci d'avoir élevé le débat au dessus d'un point- trait de gravure sortant d'un atelier de mécanique... ; de toute façon , le comédien n'a qu'à se mettre au bon endroit (sinon c'est pour sa pomme )depuis que je fais un imperceptible point neutre .
Thierry
Thierry
#23
Posté 10 décembre 2009 - 09:06
Mais oui Thierry, dans mesure où les rayons lumineux sont convergés plus loin à G.O, il faut "mécaniquement" ramener ceux-ci sur le plan focal désiré, c'est à dire vers l'infini. Evidemment aussi, le décalage sur la bague de point pour les courtes focales est plus important. (1/P + 1/P' = 1/F).
Mais, tu as raison, cela n'empêche pas d'élever le débat, bien que dans Barry Lindon (début du topic), ils soient passés par ces calculs fastidieux pour faire l'image dont on avait parlé plus haut.
Mais, tu as raison, cela n'empêche pas d'élever le débat, bien que dans Barry Lindon (début du topic), ils soient passés par ces calculs fastidieux pour faire l'image dont on avait parlé plus haut.
#25
Posté 10 décembre 2009 - 15:55
Non, la condition des sinus, c'est la base des calculs optiques. Evidemment dans cette marque bleue, même après les explications, c'est pas franc du collier.
Mais il y a une expérience que tu connais certainement, c'est le coup du masque de plongé. Quand tu le mets à l'air libre, tout le monde voit tes yeux, par contre dès que tu plonges dans l'eau, il y a un angle restreint où on peut les voir. Pour la courbure des rayons à la sortie de l'objectif, c'est pareil, il y a un angle, où ceux-ci ne peuvent pas aller (vignetage), ou... ils n'arrivent pas où il le faudrait, d'où... le "trucage" du point bleu. Pour les aberrations des objectifs, c'est autre chose... mais c'est toujours de l'optique.
Mais il y a une expérience que tu connais certainement, c'est le coup du masque de plongé. Quand tu le mets à l'air libre, tout le monde voit tes yeux, par contre dès que tu plonges dans l'eau, il y a un angle restreint où on peut les voir. Pour la courbure des rayons à la sortie de l'objectif, c'est pareil, il y a un angle, où ceux-ci ne peuvent pas aller (vignetage), ou... ils n'arrivent pas où il le faudrait, d'où... le "trucage" du point bleu. Pour les aberrations des objectifs, c'est autre chose... mais c'est toujours de l'optique.
#26
Posté 11 décembre 2009 - 14:54
Thierry Tronchet, le 9-12-2009 - 22:27, dit :
ago, j'ai effacé mon message hier par erreur !.... je précise aujourdhui ...
juste pour préciser que le repère de point GO bleu se trouve SOUS le repère de point T2.8 ; donc à pleine ouverture tu pousses le point vers l'infini...
l'infini à T 1.4 est donc PLUS loin qu'à T2.8.... et non l'inverse... ; ce décalage étant d'autant plus grand que la focale est courte
juste pour préciser que le repère de point GO bleu se trouve SOUS le repère de point T2.8 ; donc à pleine ouverture tu pousses le point vers l'infini...
l'infini à T 1.4 est donc PLUS loin qu'à T2.8.... et non l'inverse... ; ce décalage étant d'autant plus grand que la focale est courte
je précise que je suis d'accord avec ago... si on considère que le point exact est celui de la marque bleue (GO T1.4)...c'est bien en ramenant le point vers les courtes distances (vers le repère blanc que l'on obtient une image correctement répartie en profondeur à des diaphs plus fermés. ...comme j'ai tenté de mal l'expliquer plus haut .
donc tout va bien dans le meilleur de mondes !
amitié à tous
thierry
#27
Posté 11 décembre 2009 - 20:13
Jacques Monge, le 10-12-2009 - 00:39, dit :
Cependant, si Thomas a fait voler en éclats tes guillemets de sujectif par l'emploi du terme objectif, je ne suis pas sûr que celui-ci soit exactement approprié : je subodore que le juste mot doit être : neutre.
Ben, en fait... Je voulais plus dire mathématiquement au milieu, en mettant de côté l'appréciation subjective et la sensation de l'œil, que objectivement (je ne fais pas du tout confiance à ce mot, non plus
Si le point est poussé légèrement vers l'infini, la proportion de la profondeur de champ 1/3-2/3 aura plus tendance à devenir une proportion 1/4-3/4 (voire 1/5-4/5) que 1/2-1/2 ! Physiquement, j'entends. Après si l'œil, lui, y voit une répartition 1/2-1/2...
#29
Posté 12 décembre 2009 - 14:25
Ben du coup, vous m'avez un peu perdu !...
Mais il me semble que la prose de Thierry sur ce message en particulier parlait quand même d'une astuce qui consiste à amener le point un peu plus en avant par rapport à ce qu'on film (donc rien à voir avec la marque bleu, si j'ai bien compris par la suite) pour répartir différemment la profondeur de champ, donner une meilleure densité au flou d'arrière plan et c'est surtout là-dessus que je rebondissais... D'où la confusion.
Mais il me semble que la prose de Thierry sur ce message en particulier parlait quand même d'une astuce qui consiste à amener le point un peu plus en avant par rapport à ce qu'on film (donc rien à voir avec la marque bleu, si j'ai bien compris par la suite) pour répartir différemment la profondeur de champ, donner une meilleure densité au flou d'arrière plan et c'est surtout là-dessus que je rebondissais... D'où la confusion.
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