 |
Cinematographie.info: "La Caméra Passe-partout" sur Ciné+ - Cinematographie.info
Aller au contenu
"La Caméra Passe-partout" sur Ciné+
Noter :
   
-
Groupe :
Étudiant
-
Messages :
25
-
Inscrit(e) :
4 juillet 11
-
Lieu :Paris
-
Profession :Étudiant - Réalisation
-
Autre Profession :
Monteur
-
Posté 24 mars 2012 - 09:57
À un an de la disparition du documentariste Richard Leacock, Ciné+ lui rend hommage en présentant ce documentaire que j'ai écrit avec Jane Weiner.
Ça a été un vrai plaisir de plonger dans les débuts du Cinéma Direct américain en écoutant Richard Leacock, ainsi que D. A. Pennebaker, Albert Maysles, Terence Macartney-Filgate et Robert Drew.
Je vous invite à discuter sur le film ici.
Rediffusion Samedi 31 Mars 22h10
-
Groupe :
Membre Professionnel
-
Messages :
235
-
Inscrit(e) :
6 février 09
-
Lieu :Paris
-
Profession :Cadreur Steadicam
-
Autre Profession :
Association Professionnelle
-
AFCS
-
Posté 24 mars 2012 - 16:14
Malheureusement je ne pourrai pas voir ce film qui doit être passionnant. Ceci dit la présentation qui en est faite ne peut être prise au pied de la lettre dans sa conclusion : peut-on parler, à propos de Leacock, de "cinéma vérité"? Le concept de "cinéma direct" n'est-il pas plus approprié? Cette question est d'importance. Elle a fait l'objet de vifs débats, d'ordres cinématographique, socio-politique, esthétique, philosophique, historique, au début des années 60. J'ai eu le privilège d'y participer, encore étudiant en cinéma, en en discutant notamment avec Joris Ivens et Mario Ruspoli. Mais comment ouvrir un débat sur ce thème, de nos jours? Quels en seraient les interlocuteurs? De quoi s'interroger.
-
Groupe :
Étudiant
-
Messages :
25
-
Inscrit(e) :
4 juillet 11
-
Lieu :Paris
-
Profession :Étudiant - Réalisation
-
Autre Profession :
Monteur
-
Posté 26 mars 2012 - 08:26
Jacques Monge, le 24 mars 2012 - 16:14, dit :
Ceci dit la présentation qui en est faite ne peut être prise au pied de la lettre dans sa conclusion : peut-on parler, à propos de Leacock, de "cinéma vérité"? Le concept de "cinéma direct" n'est-il pas plus approprié? Cette question est d'importance.
Vous avez complètement raison, "cinéma direct" est plus approprié. Je suis allé un peu trop vite en besogne en publiant le résumé qui m'ont passé de production sans vérifier.
Par rapport au débat des années soixante, surtout au MIPE de Lyon de 1963, je pense que il ne peut pas avoir lieu aujourd'hui de la même façon. A l'époque il y avait une véritable bataille contre l'équipement de l'époque et une façon de faire des films attachée à cette technologie. Comment capter une réalité qui se dévoile devant moi s'il faut restreindre sa liberté de mouvement à un trépied ?
Ici on voit la caméra Auricon de Leacock qui ressemble à une boîte à chaussures, aucune poignée ni ergonomie. Tout devait être bricolé pour pouvoir la porter à l'épaule. Ne parlons pas du système de synchronisation qu'ils avaient bricolé et qui n'a pas marché.
Cette idée d'ergonomie de la caméra est une des obsessions de Jean Pierre Beauviala qui aujourd'hui continue à développer des caméras faciles à porter -- un peu à contre courant des caméras comme la RED laquelle doit être entourée d'accessoires pour pouvoir tourner. En même temps dans "Armadillo" le film danois, le réalisateur à bricolé son 5D aussi pour pouvoir suivre les soldats au plus près. Nous pouvons construire des caméras petites et ergonomiques mais si nous ne construisons pas une relation de confiance avec l'être filmé nous n'obtiendrons que la projection de l'image que la personne veut donner et donc une réalité construite par la caméra.
Il y a un film qui a fait polémique à Locarno l'année dernière ( voici un article: http://cinoque.blogs...al-insulté.html ), je n'ai pas vu le film mais j'ai suivi les articles d'opinion publiés par Libération à l'époque et ça montre que le débat est toujours là. Parce que il ne peut pas avoir de l'esthétique sans éthique.
-
Groupe :
Membre Professionnel
-
Messages :
235
-
Inscrit(e) :
6 février 09
-
Lieu :Paris
-
Profession :Cadreur Steadicam
-
Autre Profession :
Association Professionnelle
-
AFCS
-
Posté 26 mars 2012 - 18:19
Oui oui Sebastiàn! Je reste pourtant prudent : la controverse entre cinéma vérité et cinéma direct, dans les années 1960, s'est tout de même déroulée à un très haut niveau. Par exemple avec Edgar Morin E. Morin sur le cinéma vérité sur un versant, Mario Ruspoli, sa théorisation opposée, antérieurement, avec Méthode 1 et surtout Le groupe synchrone cinématographique léger, sur l'autre.
D'autre part le développement des caméras légères, s'il a connu, en Europe, des avancées prodigieuses c'est dans le contexte de la II° guerre mondiale, les ingénieurs de la firme Arnold et Richter [Arriflex] devant satisfaire aux commandes de la propagande du III° Reich. Alors qu'il semble qu'aux États-Unis ce serait plutôt le développement de la télévision qui en soit l'origine [ceci restant à étudier plus en détail, historiquement].
Quoiqu'il en soit, en termes de "Caméra Passe-partout", si le passage du 35mm au 16mm qui a permis l'allégement des caméras, donc leur mobilité et leur autonomie, fut un sacré facilitateur, il n'en reste pas moins que le "pourquoi" on filme prime sur le "comment". Je reste sidéré qu'en ces occasions on ne parle jamais de Jean Vigo et d' "À propos de Nice", tourné tout de même en 1929, en 35mm muet [je ne sais pas avec quelle caméra] avec l'opérateur Boris Kaufmann, jeune frère, tout de même de... Dziga Vertov. Ce film fut fondateur du "point de vue documenté", longuement argumenté par ce Vigo-là.
Discussions similaires
1 utilisateur(s) en train de lire ce sujet
0 membre(s), 1 invité(s), 0 utilisateur(s) anonyme(s)

|
 |