Disparition de la pellicule 16 et S16 ?
#2
Posté 09 mars 2012 - 14:15


C'est pour le labo que c'est un peu plus complexe, ce n'est pas qu'il n'y en a pas, le problème c'est de trouver le bon qui traitera avec respect ton travail et assurera un bon suivi.
Ce qui est terrible dans le 16mm, c'est que le marché s'est vraiment réduit alors que les fabricants de pellicule n'ont jamais sorti d'aussi bons produits qui pourraient donner au 16 un second souffle, pour les amateurs d'image de caractère :
"Black Swan", "Démineurs", "The Wrestler", etc...
#3
Posté 09 mars 2012 - 14:34
Avant que l'Alexa ne sorte et qui a vraiment changé la donne. Surtout pour les téléfilms et séries télé.
De même pour le 35mm, si on regarde aux Oscars, presque tout les films, qui étaient nominés, ont été tourné en 35mm
et celui qui a gagné l'oscar de la meilleur photographie est "Hugo": Premier long métrage entièrement
tourné en numérique récompensé pour cet Oscar (si je ne me trompe...). Est-un signe ?
Apres, j'espère bien que le super 16 va encore être utilisé pendant longtemps...Mais cela semble difficile
à envisager. Quand on regarde les tournages fiction TV en Angleterre, c'est à 80 % tourné en Alexa, le reste c'est du 35 mm.
#4
Posté 09 mars 2012 - 16:42
Il n'y a pas de réponse standard à la question du choix pellicule/numérique, mais une réflexion à mener pour chaque projet au regard des choix esthétiques, des budgets de production et de postproduction, mais aussi des conditions de production (lieux de tournage, proximité du loueur ou du labo en cas de problème, gestion des rushes etc.)
Il s'agit donc de faire un choix esthétique d'abord puis de faire établir des devis sur toute la chaîne de production et de postproduction, ainsi que sur la distribution envisagée, et de comparer.
Un film qui prévoit très peu ou pas d'effets spéciaux par exemple, bénéficiera nettement du choix des technologies argentiques, du point de vue budgétaire mais aussi en termes de "prises de risques" quant à la bonne conduite de la production.
Quant à la question de la disponibilité du stock, je ne pense pas qu'il y ait le moindre problème. La baisse des ventes de ce support permet d'ailleurs peut-être de négocier au mieux les prix... Est-ce que des gens ont eu des problèmes pour se procurer de la pellicule récemment ?
#5
Posté 09 mars 2012 - 17:13
Laurent Andrieux, le 09 mars 2012 - 16:42, dit :
Et il en va de même pour les caméras. Les caméras argentiques, 16 comme 35, sont amorties depuis des années et le parc est moins "consommateur" (une caméra numérique est obsolète en 5 ans voire moins, alors qu'on utilise encore des excellentes caméras argentiques en parfait état de fonctionnement datant des années 80)
Sortir une caméra 16 de chez Panavision pour 2 semaines, c'est autour des 1500 EUR, soit le prix d'une ALEXA à la journée...
#6
Posté 09 mars 2012 - 23:20
Marc Bénoliel, le 09 mars 2012 - 14:34, dit :
et celui qui a gagné l'oscar de la meilleur photographie est "Hugo": Premier long métrage entièrement
tourné en numérique récompensé pour cet Oscar (si je ne me trompe...). Est-un signe ?
Marc, Hugo a été tourné en 3D d'où vidéo
#7
Posté 10 mars 2012 - 02:31
Il n'empêche que cela restes le premier film récompensé pour la meilleur lumière
entièrement tourné en numérique. Il n'y pas que la prouesse technique de la 3D qui a été récompensé
mais aussi l'esthétique de l'image évidement.
Je penses que cela ça dépend du type de production pour laquelle on va choisir le support.
Pour les long métrages, les court métrages ou les documentaires, le Super 16 a encore de beaux jours( en tout cas je l'espère).
Et je suis bien d'accord sur la meilleur qualité et fiabilité des caméras 35mm et super 16 et du support lui même.
Mais de ce que je vois pour les productions TV, le numérique prend clairement le dessus.
#8
Posté 10 mars 2012 - 11:58
Merci pour vos réponses
Il reste le problème des labos !, difficile d'être pris au sérieux par ces derniers si le film est "à petit budget" ou un peu "expérimental", il n'est pas rare de recevoir un accueil plus que médiocre et de recevoir des travaux fait "par dessus la jambe"... , alors en attendant, comment fait on avant de devenir une vedette ;-) ? , faut t'il travailler avec des labos à l'étranger ou continuer à baisser la tête ?
#9
Posté 10 mars 2012 - 23:36
#11
Posté 11 mars 2012 - 12:39
Dans ce cas "aussi" les labos devraient être attentifs, car le réalisateur satisfait reviendra pour un autre film et surement avec un chef op si il en a enfin les moyens.
#12
Posté 11 mars 2012 - 13:07
Eux aussi ont intérêt à travailler avec un jeune réalisateur talentueux, avec lequel ils feront peut-être un jour un film payé normalement.
En revanche, il est vrai que, aussi talentueux soit-il, un jeune réalisateur inconnu qui se propose d'opérer lui-même un film en pellicule, surtout s'il manque d'expérience ou de formation dans le domaine technique, ne rassure pas forcément le labo et peut même se voir regardé avec des a priori, surtout si la Prod elle-même est par ailleurs inconnue du labo.
Il est donc essentiel de pouvoir les rassurer de ces points de vue.
#13
Posté 11 mars 2012 - 13:20
#15
Posté 11 mars 2012 - 13:52
C'est un dialogue qui vient bien en amont du tournage, ou l'on expose sa démarche, ses goûts, ses ambitions et où on essaie d'impliquer son interlocuteur. Le Labo ce n'est pas qu'une entreprise, ce sont avant tout des hommes et des femmes qui n'exercent pas ce métier par hasard.
Les Labos n'aiment pas que la post production soit improvisée en toute fin sans consultation préalable, et c'est logique, c'est une dévalorisation de leur savoir faire!
Les Labos sont en danger et la plupart sont à l'écoute de tous les projets, même les plus petits... J'ai bien dit la plupart...
#16
Posté 14 mars 2012 - 08:13
Sinon moi j'ai une petite Beaulieu R16 dont je me sers pour des tests ou des choses personnelles (mes vacances par exemple). J'utilise de la pellicule N&B de Kodak (7222) et je développe chez moi avec une cuve de développement LOMO — c'est grâce à des amis de Cinematographie.info que j'ai réussi à mettre au point cette technique et je publierai la semaine prochaine un sujet en expliquant comment faire.
L'abominable est à la recherche des locaux et ils sont fermés pour l'instant mais avec eux c'était possible de faire tout sois-même, inclus du positive et montage.
Philippe Brelot a raison par rapport aux labos, il faut que tu trouves les gens qui seront tes partenaires dans le travail. D'ailleurs, c'est grâce a un projet sur lequel j'ai travaillé que j'ai rencontré les gens qui font du TC et du scan et qui m'a fait perdre la peur de l'argentique. Je suis de ceux qui ont été élevés avec la pellicule, appris sur la pellicule et au moment de travailler, le numérique s'est imposé.
J'ai lu que Kodak discontinuait la pellicule positive pour la photo fixe, je crains qu'il fera de même sur les pellicules film.
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