
C'est la question que se pose Louis Philippe Capelle Directeur de la Photographie Belge (S.B.C) dans un très intéressant article sur le site de "The Belgian Society of Cinematographers".

Après un intéressant rappel des questions techniques que posent ce mode d'enregistrement et des différentes solutions présentes sur le marché, Louis Philippe Capelle nous propose quelques interrogations sur ce choix artistique, technique et économique :
"Les producteurs sont- ils prêts à payer le différentiel :
coût de tournage- copies- stockage sécurisé et se retrouver aussi avec une postproduction plus chère….
Les loueurs de caméras doivent-ils investir tout de suite dans un système d’enregistrement dont ils ne seront pas les principaux bénéficiaires ?
Les chefs opérateurs sont évidemment gagnants puisque l’image RAW traitée se rapprochera sans doute encore plus de l’image film qui reste pour beaucoup le modèle à atteindre.
Il y a certainement un avantage important pour les films à haute valeur ajoutée en postproduction, ceux dont la partie trucages numériques est importante, puisque la définition obtenue est supérieure et utilise pleinement la grandeur des capteurs.
Le matériel évolue vite, la communication est rapide : toute la profession est connectée sur internet et attend les nouveautés techniques avec une impatience et une exigence sans cesse croissante.
Pourtant les budgets des films ne suivent pas toujours cette course."



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