(et d'avance : désolé pour la qualité des photos, j'ai un peu pris ce que j'avais sous la main...)

Ce vendredi 25 février 2011, Sony invitait les membres de la FICAM à une présentation en avant-première sur les nouveautés dans la gamme HDCAM SR qui seront présentées au NAB en avril. Cette réunion avec la FICAM était d'une importance particulière puisque Sony espère pouvoir faire du HDCAM SR un standard à tous les niveaux, d'une solution globale pour tous les tournages haut de gamme à un format de distribution.
En terme de production, Sony a la volonté d'imposer le HDCAM SR comme une solution qui sera appropriée à la globalité de ce que l'avenir nous réserve, un format qui sera donc capable de gérer aussi bien le HDTV que le 4K en full RGB (par opposition au RAW), la captation 3D, une très grande profondeur de couleur, tout cela en 60p en temps réel, pour rester dans une logique de flux.
Cette présentation était aussi l'occasion d'annoncer la venue d'un nouveau «niveau» de HDCAM SR : le SR-Lite. A l'heure actuelle, le HDCAM-SR a un débit de 440 Mbit/s ou 880 Mbit/s, format parfait pour le cinéma, mais encore un peu lourd pour beaucoup d'applications télé. La télévision reste avec des programmes souvent livrés en XDCAM HD 4:2:2 50 Mbit/s. Le SR-Lite, avec un débit de 220 Mbit/s, devrait se placer sur des applications télé haut de gamme, type fiction ou événement sportif majeur. Tous ces niveaux de compression restent entièrement compatibles entre eux, toujours sur une base MXF, on pourra donc très facilement passer de l'un à l'autre en fonction de l'exploitation.
Le SR-Lite est déjà une norme ISO et reste parfaitement compatible avec AVID et FCP.
Et pour conclure sur les formats, le HDCAM SR pourrait être présenté comme une solution alternative au DCP, format dont beaucoup commencent à voir les limites. Un point qui a plu aux membres de la FICAM est l'ouverture du format. Le HDCAM SR est basé sur du MPEG4 SStP qui n'est pas un format propriétaire, pas plus que le fameux JPEG2000 du DCP. Reste à voir si le HDCAM SR se placera plutôt au niveau de la distribution ou un peu en amont, comme support de «repurposing» (format de base permettant une exploitation sous différentes formes en fonction des besoins)
En ce qui concerne le matériel, le support reste toujours cette fameuse carte SR Memory d'une capacité de 1 To avec un débit de 5 Gbit/s, capable de recevoir plusieurs flux en même temps et sécurisé en RAID5.

Pour enregistrer dans un cadre plutôt type régie télé (mais qu'on peut imaginer sur un plateau en studio), Sony a développé un enregistreur s'appuyant sur 4 cartes SR Memory et qui est capable d'enregistrer 4 flux 3D 4:2:2 1080/50p en simultané.

En ce qui concerne les plateaux de fiction, pub, etc., nous aurons plutôt à faire à un enregistreur portable. Cet enregistreur pourra être intégré dans la SRW-9000PL, être branché sur n'importe quelle caméra en HD-SDI Dual-Link (ou 3G quand les caméras en seront équipées) ou encore être «docké» sur la F35, tout le signal passant par les connecteurs qui se trouvent derrière, déjà utilisés pour docker un SRW1.

La F35, associée à cet enregistreur, devient clairement une des solutions les plus intéressantes en terme de taille, de poids et de qualité, tout en restant parfaitement indépendante.

Cet enregistreur sera capable d'enregistrer deux flux vidéo (si vous pensez 3D, vous avez raison) en SR-Lite, en HDCAM SR (440 ou 880) ou en DPX non compressé, tout ça en 4:4:4 full RGB (avec une information de couleur complète pour chaque pixel, contrairement à toutes les caméras utilisant un filtre de Bayer)
En terme de capacité d'enregistrement, une carte de 1 To pourra enregistrer 8 heures en SR-Lite, 4h en HDCAM SR 440, 2h en HDCAM SR 880 et 1,3h en DPX non compressé.
Et tout ce petit monde devrait sortir vers le milieu de l'année (à mon avis, ça sera pour septembre avec l'IBC)
À côté de cette présentation passionnante sur le HDCAM SR, les membres de la FICAM avaient l'occasion de voir ou revoir la nouvelle gamme d'écrans OLED présentés dans ce sujet.
Ce fut donc une réunion passionnante et qui continue de poser la question d'une standardisation des formats, des critères nécessaires à ces formats, de leur interopérabilité, de la conversation des archives, tous ces sujets qui sont en ce moment même en réflexion au sein de la FICAM.



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