Cinematographie.info: Le commencement de la fin ? - Cinematographie.info

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Le commencement de la fin ? Noter : ***** 1 Votes

#21 L'utilisateur est hors-ligne   Laurent Andrieux 

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Posté 31 mai 2011 - 23:42

On nous précise que la promotion de septembre 2011 sera la dernière à suivre la formation dans sa version actuelle (options Image et Montage distinctes). La réforme sera donc mise en place dès la rentrée de septembre 2012. Le projet de réforme prévoit un "tronc commun" mais on ne sait pas encore si celui-ci couvrira toute la première année. Le texte officiel du nouveau référentiel devra donc être publié au BO avant septembre 2013, les étudiants devant passer l'examen réformé pour la première fois en juin 2014. Vu le plébiscite que cette réforme suscite, une alternance dans un an pourrait la voir gelée et son rédacteur mis au placard à jamais, il est donc temps d'agir !

Pour l'instant, il ne s'agit "officiellement" que d'un projet.

Voici les extraits concernant principalement l'option "Métiers de l'image et de la postproduction" réformée. C'est effectivement un tissu d'inepties... Sur la forme et le fond. Je ne ferais pas de commentaires pour l'instant, je me suis contenté de signaler par un (?) les points incompréhensibles à mon sens et de préciser par des (sic) les erreurs patentes, qui ne sont pas dues à une mauvaise transcription de ma part. Le rédacteur saura j'en suis certain, m'en remercier. Ce n'est pas parce que l'on est Inspecteur Général d'électronique que l'on est pas susceptible de commettre des fautes du niveau CM2, c'est humain. Ce qui est intéressant, c'est que ce texte est un véritable argumentaire dont l'objet est visiblement de justifier la réforme.

Citation

L'Audiovisuel est un secteur économique complexe qui connaît aujourd'hui de profondes évolutions dues à l'évolution (sic) du marché de la communication qui associe les différents médias (télévision, radio et internet) et s'appuie sur le développement des technologies numériques. Ce secteur regroupe l'ensemble des activités qui contribuent :

à la production d'oeuvres ou de produits associant ou non images et sons : production télévisuelle, radiophonique, cinématographique, réalisation de "news" (sic) ;

à leur diffusion à destination du grand public ou a (sic) des publics plus restreintes (sic) comme les entreprises.

Les entreprises de l'audiovisuel sont composées à la fois de grandes sociétés nationales et privées et de nombreuses PME/PMI dont certaines sont regroupées par la FICAM. Leurs personnels techniques sont issus majoritairement du BTS audiovisuel. Dans les grandes sociétés, environ 85 % à 90 % des techniciens sont titulaires du BTS audiovisuel, ils accèdent à des fonctions de niveau supérieur (encadrement, professionnalité (sic) plus importante). Les entreprises apprécient à l'embauche les candidats qui ont un profil BTS audiovisuel et qui conjuguent une expérience supplémentaire par exemple, une formation plus dense sur (sic) le numérique en licence professionnelle.

Compte tenu des exigences de qualité nécessaires au traitement de l'information pour que les usagers puissent accéder simultanément aux images sur des médias variés (téléviseurs haute définition, smartphones), les technologies de captation, de diffusion et de trucage convergent toutes vers le numérique. Les moyens de production sont maintenant distribués par un système entièrement numérique, l'information à traiter (image, son) est complétement dématérialisée et son transport et sa diffusion s'appuient sur des structures de réseaux.

Quel que soit le secteur d'activité, les situations professionnelles sont variées : diversité des productions (fiction, documentaire, reportage d'actualités, habillage, bandes-annonces, clip, captation de spectacle ou d'événement...), diversité des techniques et des moyens mis en oeuvre. Les entreprises du secteur connaissent d'importantes mutations et se posent la question de l'évolution des métiers pour un livrable (sic) qui devient plus exigeant en terme de diversité et de qualité. Les entreprises souhaitent un décloisonnement des apprentissages pour obtenir davantage de polyvalence des techniciens dans les métiers de l'audiovisuel, améliorer leur possibilités (sic) d'évolution et appréhender les évolutions technologiques qui apparaissent avec les technologies tridimensionnelles (images stéréographiques, son).

Les professions de l'Audiovisuel, qui associent fortement créativité et technicité bénéficient de l'image positive véhiculée par les "Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication". Elles rendent ces métiers en profonde mutation très attractifs auprès des jeunes.

A. Les évolutions du secteur et les recommandations des professionnels :

Les bouleversement liés à la généralisation des technologies numériques présentes à chaque étape de la chaîne audiovisuelle, impactent le processus de création et l'organisation du travail. Les problématiques informatiques nécessitent de revoir tout le processus de la chaîne de production et de diffusion. Comme tout est dématérialisé, il existe des enjeux de qualité sur la captation, la sauvegarde, la sécurisation des informations, la transmission et la postproduction. Dès l'an prochain, les envois des publicités se feront sous forme de fichiers avec un format JPEG 2000. Dans 4 à 5 ans, il n'y aura plus de magnétoscope, sauf pour l'archivage. Par contre il devient extrêmement important de pouvoir proposer des indicateurs qui permettent de diffuser les contenus dans le cadre de la VOD ou de l'internet et la connaissance des marqueurs de type XML devient incontournable. En production aujourd'hui, 60 % des producteurs partent d'un car de reportage avec leurs fichiers, par exemple la chaîne direct8 est complétement dématérialisée et Canal+ possède (sic) un projet
de dématérialisation complète. Dans le futur immédiat, la transmission se fera directement par les flux numériques au travers des réseaux publics et tous les transferts vidéo, entre la camera (sic) et le poste de montage se feront en numérique. Dans l'avenir, le montage pourra se faire à distance avec des données distribuées (Cloud). L'externalisation du stockage et du calcul sera une réalité.

Les techniciens ont une confiance importante dans les systèmes qu'ils utilisent, mais peu de compréhension de ce qu'ils font, ce qui engendre quelquefois des pertes d'informations ou des dysfonctionnements et surtout freine les possibilités d'adaptation aux différentes évolutions technologiques. Pour palier (sic) ces difficultés, il existe des nouveaux métiers, comme "data manager" pour assure les opérations de sécurisation, de sauvegarde, d'archivage, et vérifier toutes les procédures de sécurité. Pour préparer les techniciens à ces mutations il est apparu nécessaire à tous les acteurs de la commission d'aborder en formation un tronc commun informatique et réseau. Ce tronc commun doit s'appuyer sur une partie traitement du signal nécessaire à la compréhension des enjeux de captation et de diffusion et d'alléger la compréhension des principes physiques qui guident l'électronique de la vidéo.

L'évolution à la baisse des budgets sur les fictions et l'augmentation des contraintes temporelles dans la mise à disposition de l'information (variation de 300.000 à 70.000 Euros pour 50 minutes de fiction, captation et montage réalisés par une même personne dans les chaînes de News (sic)) conduit à réduire les équipes et à exiger une polyvalence importante chez les techniciens. Cependant, les possibilité offertes par l'usage du numérique sont plus importantes en termes de cadrage, de montage et de trucage et nécessitent de maintenir des compétences artistiques. Pour assurer la mise en oeuvre, l'assistance et la maintenance des systèmes numériques il est nécessaire d'échanger avec des équipes internationales en langue anglaise. La plupart du temps la maintenance, se concrétise (sic) par une intervention en ligne sur les systèmes. Tous les représentants de la profession insistent sur le fait que le marché de l'audiovisuel est international et qu'il nécessite que les étudiants aient la capacité à parler anglais.

B. La nécessité d'une formation adaptée à l'évolution des compétences et des pratiques.

Les travaux de la commission majoritairement composée de professionnels ont conduit à la définition du Référentiel des Activités Professionnelles. Ils ont mis en évidence les améliorations à apporter pour chaque cham spécifique. Ils ont aussi dégagé les points fondamentaux autour desquels s'articulent et s'organisent les activités des familles professionnelles (sic). La réalisation d'un projet audiovisuel est le produit d'une équipe. Cependant, au-delà de la notion traditionnelle de travail en équipe, inhérente à l'audiovisuel, l'apparition et le développement du travail coopératif ou "collaboratif" en réseau induisent des changements dans la méthodologie à adopter et la répartition des activités. C'est dans la filiation directe de ces orientations que le référentiel des activités professionnelles a été construit.

Pour la partie image (captation et montage), les chaînes de télévision et les sociétés de production cherchent des techniciens avec des profils "postproduction" plutôt qu'avec des profils "captation". Ils ont également indiqué qu'il était important qu'ils soient familiarisés avec le travail informatique. Les techniciens de l'option image, doivent penser (sic) que l'on accède pas directement au métier de chef opérateur après son embauche, mais qu'on passe souvent par des étapes intermédiaires. Les professionnels interrogés ont précisé que pour être cadreur, il ne faut pas spécialement sortir d'un BTS option image, ils ont indiqué que les indicateurs (sic) d'emploi à deux ou trois ans montrent une réduction de cette fonction (?).

(...)

L'évolution des métiers nécessite que la formation prépare le futur technicien aux technologies numériques et aux métiers spécifiques par un tronc commun numérique et audiovisuel puis de les spécialiser dans quatre option :

1. métiers de l'image et de la postproduction,
2. métiers du son,
3. techniques d'ingénirie et d'exploitation
4. gestion de production,

1. Les évolutionbs de l'option "métiers de l'image et de la postproduction" :

Les évolutions du métier sont dues à la numérisation et à la gestion des fichiers, qui partent de la caméra, vers les postes de montage (Fichiers "Raw") avec toujours de nouveaux formats. Au niveau de la captation, il est nécessaire de comprendre les possibilités offertes par la caméra pour réduire les traitements de l'image en postproduction. Ces contraintes comprennent, les formats, la colorimétrie, les possibilités de "trucage". Les personnes embauchées actuellement ne sont plus de simples cadreurs mais des techniciens polyvalents, capables d'assurer la gestion des fichiers sur la totalité du processus de la captation au montage. Même pour le chef opérateur, il est nécessaire de savoir comment visualiser les captations et les différents supports de restitution. Tout évolue très rapidement et il est nécessaire qu'ils soient capables de se remettre en cause et d'acquérir de nouvelles connaissances.

(...)

III Champ d'activité : Les métiers de "métiers de l'image et de la postproduction" (sic)

A. Champ d'activité

1. Définition :

Le titulaire du BTS des Métiers de l'Audiovisuel option "métiers de l'image et de la postproduction" a la charge de mettre en oeuvre les moyens de captation de l'image, il est capable d'assurer la mise en forme des prises de vues d'un programme audiovisuel ainsi que sa post production.

Les pratiques professionnelles, que recouvre ce champ d'activité, s'appuient sur une culture ouverte, acquise dans les domaines artistiques, sportifs et de l'Information et de la Communication, c'est un professionnel des techniques de l'image et de son traitement.

2. Contexte professionnel :

- Secteurs d'activités concernés :
Sociétés de production audiovisuelles,
Prestataitres techniques (Production/Post-production, Communication, Evènement),
Chaîne de télévision nationale, régionale, locale, généraliste ou thématique, web Tv, diffuseurs.

- Emplois concernés :
Les appellations varient selon les secteurs d'activité, les entreprises, l'existence ou non d'accords salariaux ou de conventions collectives. Qu'il s'agisse de contrat de travail majoritairement à durée déterminée. Les principales qualifications sont les suivantes :

- Technicien de reportage :

Opérateur de prise de vues / cadreur,
assistant monteur.
En fonction de son potentiel et de l'expérience professionnelle acquise, le titulaire de Diplôme pourra évoluer vers les fonctions de :
Monteur/chef monteur/truquiste,
Opérateurs spécifiques de l'image (steadycam (sic) grues, paramétrage (?), automates),
Chef Opérateur lumière (?) /Directeur de la photo (en évolution de carrière),
JRI / Journaliste Reporteur (sic) d'Image (à l'issue d'une formation complémentaire aux métiers du journalisme), de nouveaux métiers émergents comme stéréographe en fonction de leur implantation dans les métiers de l'audiovisuel.

- Environnement :
Professionnel spécialisé, impliqué techniquement et artistiquement dans le processus global de la réalisation d'un programme audiovisuel, le technicien image intervient sous la responsabilité d'un réalisateur, d'un chef de car ou d'un responsable éditorial. l'exercice de ce métier requiert des compétences professionnelles ainsi que des qualités personnelles permettant de bien communiquer et de travailler en équipe.


Le texte intégral au format PDF :



Les professionnels, enseignants et étudiants vous invitent à signer une pétition en ligne contre cette réforme, avant le 10 juin.

Passer de cinq à quatre options, c'est obligatoirement aussi se débarrasser de professionnels contractuels qui vont perdre leur poste... Instaurer un tronc commun, c'est aller vers la généralisation, s'éloigner de la spécialisation, en surchargeant les classes et donc en supprimant encore des postes. Cette réforme n'obéit à l'évidence qu'à une volonté comptable de réduire les coûts.

En attendant, n'hésitez pas à faire suivre et à réagir ici.

#22 L'utilisateur est hors-ligne   Laurent Andrieux 

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Posté 09 juin 2011 - 23:54

Pensez à signer la pétition ! C'est le dernier jour pour pouvoir la transmettre à temps !

#23 L'utilisateur est hors-ligne   Laurent Andrieux 

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Posté 15 juin 2011 - 15:25

La pétition a recueilli près de 2000 signatures, dont environ un tiers de professionnels de l'audiovisuel, d'après nos contacts.

On nous signale aussi l'article publié par un enseignant de la filière sur un blog hébergé chez Mediapart.

Au-delà de la pétition qu'ils invitent toujours à signer, les enseignants de BTS AV espèrent un moratoire sur la réforme.

Ils envisagent d'organiser une coordination nationale et une réflexion élargie, entre enseignants pour commencer, pour préparer une offensive en septembre.

A suivre...

#24 L'utilisateur est hors-ligne   Laurent Andrieux 

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Posté 24 juin 2011 - 19:37

Des nouvelles. Où l'IGEN apparaît comme un manipulateur et un lâche.

Paraissant totalement désavoué par les professionnels et les enseignants, il semble désormais en situation délicate.

Il serait particulièrement intéressant que les membres du SNTPCT, de la FICAM, de la CFDT et de la CGT qui nous lisent nous donnent leur éclairage !

Merci d'avance à eux !

Quant aux enseignants, je les invite à se rapprocher de leurs collègues afin de connaître les dates et lieux des réunion, que j'ai préféré ne pas laisser dans le message afin de conserver leur confidentialité.


Citation

BTS AUDIOVISUEL – LE POINT


Où en sommes-nous ? Un peu d’histoire :

Depuis plus d’un an nous savions que des travaux étaient en cours dans la perspective d’une rénovation du BTS audiovisuel. Acceptant la confidentialité stricte à laquelle on leur demandait de se soumettre les participants à ces réunions ne laissaient rien filtrer des évolutions envisagées ni des raisons qui les motivaient.

CPC (Commission Paritaire Consultative) 12 janvier : Un enseignant de BTS AV, élu CFDT, siège à cette commission. Le point 7 de l’ordre du jour porte sur la réforme en cours du BTS audiovisuel et l’IGEN Claude Bergmann doit présenter à la commission le rapport d’opportunité préalable, indispensable à la mise en œuvre de cette réforme et sur lequel elle doit se prononcer. En l’absence de M. Bergmann le rapport d’opportunité n’est pas présenté et donc pas examiné par la commission. Par un autre délégué syndical qui siège à la CPC ainsi qu’au groupe de travail sur la réforme du BTS et ne se sent pas tenu par les règles de silence absolu imposées par M. Bergman, cet élu CFDT apprend que les discussions sont assez tendues :
• M. Bergmann tente d’imposer son point de vue sur tout ce qui touche à l’audiovisuel
• Il a présenté la rénovation en partant du fait qu’il faut réduire à 4 options (pure coïncidence avec l’intervention du recteur de Montbéliard …!)
Les professionnels ne voient pas les choses de cette façon.

CPC 9 mai : Le même élu CFDT et un autre délégué syndical tentent de s’opposer à la volonté de passage en force de l’IGEN Claude Bergmann qui veut faire accepter la transformation du BTS audiovisuel de 5 à 4 options. Très rapidement une information générale se met en place pour contrer cette transformation dont les fondements nous semblent très contestables.

Réunion du groupe de travail le 16 mai
Ce groupe de travail, réuni jusque là dans le secret est piloté par l’IGEN Claude Bergmann assisté de l’IPR Claudio Cimelli. Il est composé de représentants de la profession et de l’Education Nationale :
• Pour la profession : un représentant de la FICAM (Fédération des Industries du Cinéma, de l’Audiovisuel et du Multimédia), un représentant de la CPNE-AV, (Commission Paritaire Nationale de l’Emploi – audiovisuel), un représentant du SNTPCT (Syndicat National des Travailleurs de la Production Cinématographique et de Télévision), deux représentants syndicaux (CFDT – TF1 ; CGT – FR3), un représentant de Radio France, un représentant d’une société de post production audio.
• Pour l’Education Nationale : trois chefs de travaux et trois enseignants (un seul enseignant siégeait jusqu’alors, deux enseignants sont venus rejoindre le groupe de travail le 16 mai).

Les travaux doivent porter sur le passage du RAP (Référentiel des Activités Professionnelles) au Référentiel des Compétences sur la base d’un tronc commun aux différentes options.

Les informations obtenues à la suite de cette réunion du groupe de travail et les échanges multiples entre établissements conduisent à la rédaction d’une pétition puis d’un article qui paraît sur le site de Médiapart.
A la date du 22 juin la pétition a recueilli plus de 2000 signatures dont environ 1/3 de professionnels de l’audiovisuel. Il faut continuer de la faire connaître et la faire signer et ne pas hésiter à laisser des commentaires. Un lien :
http://www.petitions...bts_audiovisuel

Pour élargir l’audience de la pétition un article est rédigé par des collègues, réunis à Biarritz pour l’examen, et publié sur le site du magazine. Là aussi il faut continuer de diffuser, de faire lire et demander aux lecteurs de cliquer sur la case «recommander» de l’article pour accroître sa visibilité. Un lien :
http://blogs.mediapa...el-voulons-nous


Réunion du groupe de travail le 16 juin.

Les deux inspecteurs, Claude Bergmann et Claudio Cimelli sont absents à la réunion du 16 dont les participants doivent faire avancer le travail sur les regroupements des enseignements et la construction d’un tronc commun.

La signature massive de la pétition (1973 signatures le 15 juin), l’article dans Médiapart, les interventions des enseignants présents dès la réunion précédente amènent les professionnels à se rendre compte de la distorsion de procédure dont ils ont été victimes et à demander une suspension des travaux conduisant à la réforme du BTS audiovisuel. C’est cette position qui sera signifiée à M. Cimelli en fin d’après midi.

Dans le même temps la FICAM décide de provoquer sur ce sujet une réunion de ses différents collèges syndicaux et professionnels avant le 5 juillet.


Et maintenant ?
• Les choses bougent mais la réflexion et le travail doivent continuer, nous devons mettre à profit les prochaines occasions de réunion : correction des épreuves écrites et réunion du jury final dans les différents regroupements afin de débattre.

(...)

Il faut :
• Etablir au plus tôt un retour sur emploi, fiable et vérifiable, de nos étudiants dans les différentes filières professionnelles (un des arguments majeurs de l’inspection est que nos étudiants n’ont pas de débouchés et ne s’insèrent pas dans la profession)
• Continuer d’informer nos collègues, chefs de travaux et proviseurs, nos relais dans la profession et dans les médias, nos relais élus des collectivités territoriales et des instances nationales.
• Echanger ces informations via une liste de diffusion qui permet d’assurer une rediffusion rapide à tous.


#25 L'utilisateur est hors-ligne   Laurent Andrieux 

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Posté 07 juillet 2011 - 12:53

Voici la motion adoptée à l'unanimité par des enseignants réunis en un centre d'examen. Elle sera communiquée lors du jury final le 11 juillet à l'IPR présent ce jour-là pour qu'il la transmette à qui de droit. Large diffusion possible et souhaitée.

Citation

Le BTS audiovisuel est une des principales voies d’accès aux métiers techniques de la radio et de la télévision. Les enseignants qui assurent une formation reconnue dans les différentes disciplines inscrites dans le cursus des étudiants s’emploient au quotidien à l’actualisation de cette formation. En témoigne, dans chaque centre, le dialogue continu avec les professionnels et les entreprises partenaires comme avec les Régions qui prennent en charge le renouvellement indispensable des équipements.
Dans ce contexte d’implication professionnelle forte et responsable de l’ensemble des enseignants, les modalités dans lesquelles la réflexion sur une réforme du BTS audiovisuel s’est engagée sont inacceptables. L’atmosphère de secret qui entoure les travaux ne peut qu’engendrer la méfiance et jeter le discrédit sur ceux-ci.
Nous ne pouvons pas accepter que se prolonge une attitude qui confine au mépris des enseignants les plus directement impliqués.
Nous exigeons que la commission intègre de manière représentative l’ensemble des options, des enseignements et des regroupements de centre de formation.
Nous exigeons une information claire, fiable et régulière sur les travaux en cours.


#26 L'utilisateur est hors-ligne   Laurent Andrieux 

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Posté 11 juillet 2011 - 00:22

Les Chefs des Travaux de 5 BTS AV publient cette lettre ouverte, et persistent en la désapprobation de l'IGEN et de ses projets, qu'ils mettent clairement en cause :

Citation

LETTRE OUVERTE

Le Brevet de technicien supérieur des métiers de l'audiovisuel, reconnu par le milieu professionnel, est actuellement l'une des principales voies d'accès aux métiers techniques des différents secteurs de l'audiovisuel : diffusion (radio et télévision), prestation, production.
Le contenu et l'actualisation de la formation correspondants aux différentes filières : Image, Son, Montage et postproduction, Exploitation des équipements et supports, Gestion de production, sont définies par l'Education Nationale en relation étroite avec des représentants du milieu professionnel.

Actuellement l'Education Nationale a initié dans la plus grande confidentialité, une rénovation s'appuyant sur une demande des professionnels.

Or nous constatons que :

- le «Référentiel des activités professionnelles» qui définit les compétences attendues par les entreprises audiovisuelles a été établi sans la concertation réglementairement prévue avec des représentants des organisations professionnelles concernées.
- La demande de regroupement des filières de formation prévue par la rénovation n'est pas initiée par les professionnels.
- Les nouvelles orientations de formation prévoient une diminution du niveau de compétence et une dévalorisation du diplôme

Les enseignants et formateurs sont conscients d'une nécessaire rénovation pour une meilleure adaptation aux besoins actuels du secteur audiovisuel. Ils s'inquiètent du processus en cours.

Comment l'Education Nationale peut-elle envisager une rénovation de cette importance sans une réelle représentativité du monde professionnel ?

Votre implication dans ce processus est essentielle.

Nous vous invitons à exprimer votre avis auprès de vos instances représentatives.

Nous vous remercions et restons à votre disposition.

Cordialement

Lycée Carnot -Cannes
Lycée Viette -Montbéliard
Lycée C.A. du Puy-Le Puy
Lycée de la Communication-Metz
Lycée L. de Vinci-Villevontaine


Et une autre des membres du jury du regroupement Nord

Citation

A l'attention de Monsieur l'Inspecteur Général en charge de la réforme du BTS Métiers de l'Audiovisuel,
S/C de Monsieur l'IA/IPR chargé du BTS Métiers de l'Audiovisuel.

Résolution adoptée en réunion, le vendredi 8 juillet.

Les STS des Métiers de l'Audiovisuel sont une des principales voies d'accès aux métiers techniques de l'audiovisuel (radio, communication institutionnelle, web, télévision, cinéma...). Les enseignants qui assurent une formation reconnue dans les différentes disciplines inscrites dans le cursus des étudiants s'emploient au quotidien à l'actualisation de cette formation. En témoigne, dans chaque centre, le dialogue continu avec les professionnels et les entreprises partenaires comme avec les Régions qui prennent en charge le renouvellement indispensable des équipements.

Dans ce contexte d'implication professionnelle forte et responsable de l'ensemble des enseignants, les modalités dans lesquelles la réflexion sur une réforme du BTS audiovisuel s'est engagée, sont inacceptables. L'atmosphère d'opacité qui entoure les travaux ne peut qu'engendrer la méfiance et jeter le discrédit sur ceux-ci.
Nous refusons que se prolonge une attitude qui ne prend pas en compte l'expérience des équipes enseignantes.

Nous demandons à ce stade de la réflexion :
- Que la commission intègre de manière représentative l'ensemble des options, des enseignements et des centres de formation.
- Qu'une information claire, fiable et régulière sur les travaux en cours soit diffusée.

En ce qui concerne l'hypothèse d'une fusion des options «Montage et Postproduction» et «Métiers de l'Image» dans une nouvelle spécialité, qui écarte d'ailleurs le mot montage de sa dénomination, elle nous paraît inopportune car elle ne correspond ni aux attentes des professionnels, ni aux réalités du métier. Elle serait contre-productive car elle détruirait deux filières de formation performantes. Elle serait enfin inapplicable car la fusion des deux programmes dans le même temps de formation est concrètement irréalisable.
Il a été également question d'un «tronc commun de formation en première année» sans que sa légitimité pédagogique ait été démontrée.

Au moment où de très nombreux professionnels consultés désapprouvent cette évolution et revendiquent au contraire une spécialisation accrue dans chacune des cinq options, au moment où les grandes chaînes de télévision elles-mêmes reviennent d'une stratégie de polyvalence de leurs techniciens, il convient d'abandonner ces hypothèses.

Enfin, la formation culturelle et artistique que représente le DLA, doit rester une composante essentielle, car elle participe pleinement de la valeur et de la réputation du Brevet de Technicien Supérieur des Métiers de l'Audiovisuel.
Autant de questions qui méritent réflexion à condition que des structures de discussion le permettent.

Arcueil le 8 Juillet 2011. Les Enseignants du Jury Final du regroupement Nord


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