Cinematographie.info: Le "Faust" de Sokurov - Cinematographie.info

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Le "Faust" de Sokurov Noter : -----

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Jacques Monge 

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Posté 19 juillet 2012 - 16:06

Image attachée


Que celles et ceux qui le peuvent ne ratent pas les dernières séances en salle de ce film, chichement distribué malgré son Lion d'Or à la dernière Mostra [je me souviens là de la distribution, à l'identique, en 1961, de L'Année dernière à Marienbad, considéré de nos jours comme un des films fondateurs du cinéma moderne]. C'est ainsi :down:

Ce Faust est un aboutissement de l'œuvre de ce cinéaste prégnant, dont un des maîtres revendiqués est Andrei Tarkovski. Ce film se voit, et s'écoute, passionnément, tout au long de ses 240 minutes, pour son adaptation originale du thème de Goethe, empreint de philosophie, de métaphysique, de rationalisme vaillamment en déroute, de désirs physiques, de soupçons de psychanalyse, ponctués par l'humour décapant d'un Satan tonitruant...

Et, dès les premières images, la forme cinématographique dénote, surprend : pour un sujet de cette ampleur colossale, c'est le 1.37:1 qui l'encadre. Retour aux sources? Je ne sais. Passionné du 1,85, puis du 2,33, j'ai ressenti là de nouvelles, et profondes, émotions. "Étriqué", ce format laisse pourtant une vaste ouverture aux décors naturels, vastes et somptueux, en y incluant, fort présents, les personnages...

L'interprétation est magistrale, sublimée par la photographie de Bruno Delbonnel [AFC, ASC], en argentique. Le négatif a fait l'objet d'un étalonnage particulier, sous la direction du cinéaste, qui me rassure quant à l'utilisation de la high-tech numérique dès lors qu'elle soutient la création artistique. À ce sujet il faut lire le n° 679 de juin 2012 des Cahiers du Cinéma, superbement illustré de planches de Sokurov : Cahiers du Cinéma :thumbsup:

Enfin, et ce n'est pas la moindre, quelle jubilation de voir une telle maîtrise collective du Steadicam ! Ni exhibitionniste, ni ostentatoire, loin de toute "performance", transparent, discret, invisible, y compris dans les morceaux de bravoure d'exécution en terrain accidenté, le Steadicam a sa juste place : produire des éléments singuliers contribuant à l'architecture de l'œuvre.

Patrice Chéreau pourrait y voir une réponse à son interrogation, pour résumer : je ne sais comment m'y prendre avec, je sais comment commencer, je ne sais pas l'arrêter...

[Je ne sais pas le nom de l'artiste-cadreur Steadicam, sous le coup du film je n'ai pas surveillé le déroulant des crédits de fin, et la page IMDb du film ne le crédite pas. Quiconque le trouverait, ainsi que son e-mail...]

[Quelques spécifications techniques : Arricam, Zeiss Prime, Angénieux Optimo]

#2 L'utilisateur est hors-ligne   Baptiste Leleu 

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Posté 20 juillet 2012 - 16:53

Film sublime, le travail sur les lumières est incroyable, une sculpture de l'image.
Comme il nous l'avait déjà offert dans des films précédents, le travail sur les optiques et les déformations nous montre à quel point cette exploration est négligée dans le cinéma actuel.
Un film d'une grande ampleur !

#3 L'utilisateur est hors-ligne   José Gerel 

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Posté 20 juillet 2012 - 23:59

Film a la fois déroutant et magnifique.

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