Cinematographie.info: ALEXA : Différence entre le ProRes 4:4:4 et l'ArriRaw - Cinematographie.info

Aller au contenu

Page 1 sur 1
  • Vous ne pouvez pas créer un sujet
  • Vous ne pouvez pas répondre
  • Partager

ALEXA : Différence entre le ProRes 4:4:4 et l'ArriRaw Débat sur le groupe ARRI sur LinkedIn Noter : -----

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Nicolas Eveilleau 

  • Voir la galerie
  • Groupe : Membre Professionnel
  • Messages : 326
  • Inscrit(e) : 20 mai 09
  • Lieu :Asnières-sur-Seine
  • Profession :Assistant Opérateur

Posté 17 octobre 2011 - 16:43

Bonjour à tous,

Je suis depuis un moment une discussion intéressante sur la page du groupe ARRI Professional sur LinkedIn. Si vous y êtes inscrit, voici le lien :

Has anyone make a comparison between shooting ProRes444 or Arriraw? Is there any significant difference in practical use?

Une des problématiques qui ressort évidemment assez vite est le taux d'information à enregistrer et gérer, taux nettement supérieur en ArriRaw. Cela implique des enregistreurs externes, des temps de transferts plus longs, des machines plus puissantes et des espaces disques nécessaires beaucoup plus grand.

Il y a aussi la problématique du temps. Non seulement il faut gérer les informations, mais le fichier enregistré nécessitera aussi plus de temps en post-production (entre les conversions et l'étalonnage) qu'un fichier ingérable immédiatement par FinalCut et "pré-étalonné" (surtout si on tourne en REC709)

La conclusion est donc que pour des productions avec une contrainte de temps importante et un workflow continu, vu la qualité déjà excellente du ProRes, tourner en ArriRaw peut mettre en péril la chaîne de production. L'exemple le plus évident est donc la production pour la télévision.


Pour le cinéma par contre, l'ArriRaw semble clairement plus indiqué. Plusieurs raisons sont citées :

Les fichiers ArriRaw souffriront beaucoup moins d'un "upscaling", d'un agrandissement en 4K, quand cela sera devenu la norme. De plus, l'ArriRaw étant absolument non-compressé, il sera plus maniable dans le futur, quand les technologies auront évoluées et quand de nouveaux standard de compression et/ou de traitement d'image auront vu le jour.

Pour le grand écran, l'ArriRaw permet aussi d'avoir une plus grande marge de travail pour les effets spéciaux.

En terme de qualité d'image maintenant :

Lucas Jodogne fait part d'un essai de keylight très intéressant :

Citation

We did some key light tests shooting both on Arriraw and prores444. If the exposures are within normal range there was not a lot of difference. However as soon as one goes off scale things change dramatically. We plotted out a exposure range of about 9 stops, then we took it in overexposure by 4stops and in underexposure of 4 stops. At +3 stops the highlights showed serious banding effects. This was clear after the color grader brought it back to normal. The Arriraw had no banding at all. We recon that this the result of the prores 444 compression. The film prints showed the same. So for extreme exposures I would definitely go for Arriraw because you have so much more to bring to the color grading suite.


En gros, il dit que dans des conditions de lumière normale, avec une exposition "académique", il y a très peu de différence entre le ProRes 444 et l'ArriRaw. Par contre, dans les surexpositions, la compression ProRes fait apparaitre des effets de paliers qui ne sont absolument pas présent sur les fichiers ArriRaw, avec donc des transitions dans les hautes lumières invisibles.

Si vous avez d'autres retours d'expériences, n'hésitez pas à nous en faire part.

#2 L'utilisateur est hors-ligne   José Gerel 

  • Groupe : Membre Professionnel
  • Messages : 23
  • Inscrit(e) : 20 mai 11
  • Lieu :Paris
  • Profession :Directeur Photo / Chef-Opérateur
  • Autre Profession :
    Enseignant

  • CST

Posté 17 octobre 2011 - 22:20

Voir le messageNicolas Eveilleau, le 17 octobre 2011 - 17:43, dit :

La conclusion est donc que pour des productions avec une contrainte de temps importante et un workflow continu, vu la qualité déjà excellente du ProRes, tourner en ArriRaw peut mettre en péril la chaîne de production. L'exemple le plus évident est donc la production pour la télévision.


Pour le cinéma par contre, l'ArriRaw semble clairement plus indiqué.


Bonsoir Nicolas et merci pour ce retour d'informations.

De par mon expérience récente et sortant d'un tournage de 9 semaines avec 2 Alexa (Log C et ProRes 4.4.4.4) sur une série pour la télé, je suis d'accord avec tes commentaires et t'en remercie.

Je pense effectivement qu'il ne soit pas nécessaire d'être en ArriRaw pour le petit écran (surcout de location de l'ArriRaw et post production assez lourde).

Je suis par contre favorable au Raw pour le cinéma. Pour avoir fait un comparatif Log C et Raw sur une D21 pour un long métrage que j'ai tourné avec celle ci en 2010, je peux te confirmer que le Raw permet d'avoir plus de résolution a l'image, des transitions plus belles et un espace colorimétrie plus riche et fidèle (essais comparatifs que j'ai pu ressortir en aout 2010 pendant l'étalonnage du LM chez Duboicolor sur le Luster avec Natacha Louis comme coloriste).

Il n'est par contre pas très conseille de tourner en Rec 709 si j'ai bien compris et comme tu le soulignes dans ton message et même pour celui ci comme LUT de visionnage (viseur pour le cadreur, le monitoring pour le réalisateur et LUT de montage), le DCIP 3 étant un peu plus recommandé car moins contraste et moins saturé ou la fabrication d'une ou plusieurs LUTS fabriquées par l'étalonneur du film, téléfilm ou série.


Bien a toi.

José.

#3 L'utilisateur est hors-ligne   Philippe Brelot 

  • Voir la galerie
  • Groupe : Admin Principal
  • Messages : 1 276
  • Inscrit(e) : 14 janvier 09
  • Lieu :Paris
  • Profession :Directeur Photo / Chef-Opérateur

  • CST

Posté 17 novembre 2011 - 21:34

Merci Nicolas pour ces informations. Il y a aussi une problématique non négligeable à intégrer, c'est le surcoût engendré par l'ArriRaw. Pas plus tard qu'hier j'ai eu une discussion assez intéressante là-dessus avec Didier Dekeyser et Olivier Duval, de Digimage Cinéma, pour un long métrage que je dois tourner prochainement; et j'avoue que je suis un peu tombé des nues quand j'ai appris le surcoût tarifaire engendré par ce workflow en post-production.
Tourner en Alexa ArriRaw (2 caméras, Codex, etc.) c'est déjà une note assez salée à la location, plus la post-prod... tout cela nous entraîne dans des terrains où l'on est plus très loin d'un tarif pellicule !
Alors notre décision n'est pas encore prise et je suis assez perplexe et avoue manquer d'arguments à proposer à la production.
Dans un avenir proche on devrait pouvoir enregistrer, sur les cartes SxS de l'Alexa, un format un peu moins compressé que le ProRes 4:4:4; cela va peut-être alléger la facture ? En attendant, il reste toujours la solution de faire une lumière plus "académique" ! Ca tombe bien le sujet s'y prête :thumbsup:

Page 1 sur 1
  • Vous ne pouvez pas créer un sujet
  • Vous ne pouvez pas répondre
  • Partager


1 utilisateur(s) en train de lire ce sujet
0 membre(s), 1 invité(s), 0 utilisateur(s) anonyme(s)



Advertisement