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Entretien avec Jean-Michel Humeau AFC à propos de Lumières n°4 Noter : ***** 1 Votes

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Laurent Andrieux 

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Posté 25 mai 2011 - 11:12

Image attachée

Jean-Michel Humeau, Directeur Photo AFC, a dirigé avec Hélène de Roux la rédaction du nº 4 de la revue Lumières, éditée par l'AFC et parue pendant le Festival de Cannes. Je le rencontre à cette occasion.

[Image attachée]

- Qu'est-ce qui caractérise ce nouveau numéro de la revue Lumières ?

J-M. H. : L'ouverture. L'ouverture, hors la direction de la Photographie, vers des métiers qui participent aussi pleinement à l'élaboration de l'image cinématographique : décoration, effets spéciaux (SFX, VFX), par exemple. Mais aussi l'ouverture vers des opérateurs non AFC : Michael Ballhaus ASC, Rodrigo Prieto, ASC, rencontré avec Alejandro González Iñárritu, à propos de Biutiful ; ou André Diot, chef opérateur et créateur lumière au théâtre.

- Première illustration de cette ouverture, l’entretien avec Michel Barthélémy, chef décorateur.

J-M. H. : Le décor participe indéniablement à l’image d’un film. À part dans quelques rares cas, comme "Libera Me", d’Alain Cavalier, "Manderlay" de Lars Von Trier ou "La Femme des sables" de Hiroshi Teshigahara, le travail du décor joue toujours un rôle essentiel dans la fabrication d’un film.
Michel Barthélémy accomplit un travail remarquable, celui d’un véritable architecte-décorateur, ce qui est devenu de plus en plus rare, malheureusement. Ce qui est rare c'est d'avoir un décor satisfaisant - disons les moyens de le rendre satisfaisant - quand il ne l'est pas.
Nous avons rencontré Michel Barthélémy, avec Hélène de Roux, pour parler de son travail sur Des Hommes et des Dieux, avant la sortie du film, et sur Un Prophète de Jacques Audiard. Le film de Xavier Beauvois, mis en image par Caroline Champetier, est une très bonne illustration de ce que peuvent être les relations entre lumière et décor dans un film. Michel Barthélémy effectue un véritable travail d’interprétation et de recherche du « sens » du décor, tout à fait formidable, en amont. Il a d’ailleurs traité de la même manière le décor du Prophète. C’était un immeuble industriel dont il a réussi à faire une prison, et on y croit tout à fait, c’est un véritable travail d’architecte.

- Comment s’est organisée la rencontre avec André Diot ?

J-M. H. : Je ne connaissais pas personnellement André Diot. C’est Denys Clerval AFC, qui me l’a présenté. Denys a fait plusieurs films sur des directeurs photo dont Henri Alekan et Claude Renoir, mais aussi un film sur le théâtre et les metteurs en scène, avec Patrice Chéreau, Peter Brooke et d’autres, et souhaitait ouvrir la revue sur un directeur photo qui est aussi un directeur d’éclairage au théâtre.
Le personnage, son parcours et son travail sont tout à fait passionnants. Sa carrière au théâtre est fabuleuse. L’homme est passionné par ce qu’il a fait au cinéma, en particulier avec Michel Deville, et c'est quelqu'un de très humble. Nous avons utilisé des entretiens réalisés par Denys Clerval il y a quelques temps, et conduits deux entretiens avec lui, Willy Kurant et Hélène de Roux en 2010.

- Eric Gautier AFC conduit d’ailleurs un entretien tout à fait passionnant avec Willy Kurant AFC/ASC dans ce numéro.

J-M. H. : Il a été réalisé en deux temps. La première partie est consacrée à son travail sur "Masculin-Féminin", de Jean-Luc Godard, à l’occasion de la réédition du DVD du film, dont il a assuré le nouveau report en vidéo, et la seconde a été réalisée à l’occasion de la sortie en DVD du film "Anna", de Pierre Koralnik, dans laquelle Willy parle de son parcours, de ses débuts.
Willy Kurant a été reporter, comme Gérard de Battista, Raoul Coutard ou même Henri Decae, qui a été reporter sur le front de Corée, et comme bien d'autres de cette génération et de la suivante pour lesquels la guerre, toutes les guerres qui ont traversées l'histoire, sont marquantes.

- Ce sont aussi Willy Kurant, Eric Gautier et Caroline Champetier qui ont conduits, avec Philippe Van Leeuw et Céline Bozon, l’entretien avec Michael Ballhaus.

J-M. H. : Il s’agit des entretiens qui ont eu lieu autour de la rétrospective de son travail à la Cinémathèque.
Le travail de Ballhauss, en particulier avec Fassbinder, est étonnant. "Le mariage de Maria Braun" est un film superbe, tout le monde s'accorde là-dessus. Son travail avec Scorsese également.

- Autre illustration de cette ouverture : les effets spéciaux avec Christian Guillon.

J-M. H. : Sa place dans la revue s’inscrit dans l’ordre des gens qui travaillent avec nous et pour nous, directeurs photo, réalisateurs ou décorateurs, et c’est quelqu’un d’assez étonnant. Christian Guillon est d’ailleurs chef opérateur, au départ, formé à l’école Louis-Lumière, rompu aux effets spéciaux « traditionnels », optiques, à la Truca… Il s’est intéressé très tôt aux hologrammes et à la génération d’effets numériques, et a continué sur la voie qu’il avait ouverte en France avec Jérôme Diamant-Berger sur "l’Unique" en 1986, et ce qu’il fait est tout à fait formidable. Il a réalisé des effets pour Océans, Astérix et un nombre incroyable de longs métrages et de publicités.
Ils ne sont pas très nombreux à faire des effets spéciaux numériques, en France, et il est passionné par les créations de ses personnages, de ces « doubles, ces « analoghommes », qu’il arrive à mettre en place, avec le motion control.

- Pour finir, parles-nous des entretiens de Benjamin Bergery « à propos de Biutiful ».

J-M. H. : Benjamin a réalisé des entretiens avec Rodigo Prieto et Alejandro González Iñárritu pour l’American Cinematographer, qui ont été publiés en janvier dernier. A la demande d’Eric Guichard AFC, il a repris et adapté ces entretiens passionnants en français, pour nous.

Benjamin Bergery avait assuré la rédaction en chef des deux premiers numéros de la revue, tu as assuré celle des deux suivants, quelle ligne éditoriale conduira le prochain numéro ?

J-M. H. : Eric Gautier et Caroline Champetier prennent la suite de cette direction, je ne sais pas encore quelle sera la nouvelle ligne éditoriale, mais j’espère que cet esprit d’ouverture sera poursuivi. L’évocation de directeurs photo « non AFC », c’est passionnant !

Vous pouvez vous procurer le n° 4, ainsi que les anciens numéros de la revue Lumières, à l'AFC 8 rue Francœur à Paris 18e ou sur afcinema.com.

#2 L'utilisateur est hors-ligne   Hélène de Roux 

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Posté 21 juin 2011 - 14:27

Bon à savoir : la revue est désormais également disponible à la librairie Contacts, 14 rue Saint-Sulpice, Paris 6ème, et à la librairie Tropiques, 63 Rue Raymond Losserand, Paris 14. N'hésitez pas à vous y rendre.

Bientôt d'autres points de vente !

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