Cinematographie.info: Original numérique, prévisualisation, gestion des rushes - Cinematographie.info

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Original numérique, prévisualisation, gestion des rushes Le débat se poursuit ici Noter : ***** 2 Votes

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Cinematographie.info 

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Posté 05 février 2011 - 12:05

Après la rencontre du samedi 5 février au Micro Salon de l'AFC, nous vous proposons de poursuivre le débat ici. N'hésitez pas à poser vos questions.

#2 L'utilisateur est hors-ligne   Philippe Brelot 

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Posté 12 février 2011 - 01:41

Je n'ai pas pu assister au débat, peut on avoir un condensé de ce qui s'y est dit ?

#3 L'utilisateur est hors-ligne   Stéphane Azouze 

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Posté 15 février 2011 - 07:33

Après avoir assisté à ces rencontres du Micro Salon, je m'attendais à voir fleurir assez vite des réactions sur cette page mais chacun doit être en train de murir sa réflexion.
Du coup je me lance pour tenter de répondre à Philippe Brelot.

D'abord quelques remarques :

-Vraiment merci à l'AFC pour cette (trop courte) réunion passionnante de mon point de vue.
C'est bien d'avoir plus de questions à poser à la fin qu'au début comme le préconisait Benjamin B (le modérateur) mais personnellement je préfèrerais l'inverse.

-Bravo aux intervenants, passionnants eux aussi. On sent vraiment poindre les préoccupations liées au numérique de tous bords, je pense particulièrement aux scriptes et aux monteuses (eurs).

Je vais tenter de résumer ce qui s'est dit par intervenant.
Que ceux-ci m'excusent mille fois par avance, je n'ai pas pris de notes, je fais tout cela de mémoire ! S'ils souhaitent modifier ou ajouter quelque chose, qu'ils se manifestent et je me ferai un plaisir de corriger.

Présentation par Éric Guichard, AFC.

Benjamin B. modérateur :

Il fait une rapide introduction des intervenants et des sujets de la discussion : prévisualisation et gestion des rushes.

Puis il propose des éléments de vocabulaire (qui restent à affiner) liés aux rushes numériques : l' «original», le «clone» et la «copie».
L' «original» est le fichier généré directement par la caméra sur le plateau.
Le «clone» est comme son nom l'indique un double sensé être en tout point identique à l'original.
La «copie» est une version de l'original dégradée ou modifiée, comme un «proxy» qui peut servir au montage off-line par exemple.

Je pense que nous sommes plusieurs à trouver que si «clone et «original» sont clairs, «copie» est un mot qui prête rapidement à confusion, la discussion reste ouverte.

Vincent Mathias, AFC, directeur de la photo :

Pour sa part il a tourné 5 fims en Red sans problème particulier. Concernant la prévisualisation sur le plateau, il utilise un LCD 17 pouces. Il n'utilise pas ce moniteur dans un souci de simuler le rendu final avec des LUTs. C'est pour lui un témoin de cadre au même titre qu'un combo ainsi qu'une éventuelle aide à la mise au point. Il n'a pas déploré de problème de plans flous sur ses films.
Il présente le workflow utilisé sur son dernier film tourné en Red, voici l'image qui nous a été projetée et qui a été dessinée par Benjamin B.

Image attachée

L'original est cloné une première fois sur le disque du plateau (clone 1), ce disque reste dans le camion caméra jusqu'à la fin du tournage. Il est ensuite cloné sur un disque navette (clone 2) qui part au montage. Le contrôle qualité est fait à ce moment, ainsi que la vérification de l'intégrité du clone (checksum). C'est là que le «bon à formater» est donné au plateau pour le formatage de l'original. Ensuite est généré un autre disque navette (clone 4) qui part au laboratoire où est fait un autre contrôle qualité.
Suit un début de discussion sur ce workflow, on remarque en effet fort justement que le labo est en bout de chaîne et ne reçoit que le clone d'un clone.


Vincent insiste sur le fait qu'il faut absolument provoquer une réunion de préproduction où vont se décider les méthodes de gestion des données et de postproduction.

Puis il me semble que l'on aborde la question du contrôle de la qualité et de l'intégrité des clones. Il faut des «yeux» pour le contrôle des rushes, des personnes sensibilisées à l'image d'un point de vue esthétique et technique aussi, qui puissent tirer la sonnette d'alarme quand il le faut et avant qu'il ne soit trop tard.
Ces yeux doivent-ils faire partie du laboratoire ?
De l'équipe de tournage ?
Qu'en est-il pour un tournage éloigné du labo ?

Malheureusement, le modérateur presse le pas et on doit enchaîner.

Jean-Claude Beineix, Continental Média Assurances, Groupe Siaci Saint Honoré :

Point de vue très intéressant sur l'évolution récente des risques liés aux rushes. Où l'on apprend qu'il y a eu très peu (ou pas ?) de soucis sur les films liés à la corruption des fichiers. C'est plutôt dans la gestion de ceux-ci que les problèmes apparaissent (facteur humain donc). Les risques spécifiques au tournage sur pellicule laissent la place à de nouveaux sinistres liés au numérique (perturbations du signal en hélico, fragilité de certaines caméras ou équipements, pertes de données, mauvaises manipulations, etc.).
Je n'ai pas noté les pourcentages donnés ni les anecdotes mais il serait intéressant d'en savoir plus.

Il insiste sur le fait qu'il nous faut maintenant créer de nouvelles "règles de l'art" pour encadrer les nouvelles pratiques liées aux rushes numériques.

Marie-Florence Roncayolo-Salem, LSA, scripte :

Là c'est un véritable cri d'alarme qui est lancé : ce n'est pas aux scriptes de gérer les noms de fichiers (ou de clips), et certaines caméras remettraient l'incrémentation à zéro lorsqu'on change la batterie.
Si on peut douter du fait qu'une caméra perde le fil de sa numérotation, il est certain qu'avec le numérique de nouvelles problématiques apparaissent. Le moniteur sur le plateau n'indique pas ce nom de fichier, ce qui complique la tâche des scriptes et les oblige à courir après cette info, c'est ce qu'elle appelle le «clip-clap», mais ce n'est là je pense que la partie émergée de l'iceberg.

Elle rappelle les fondamentaux du métier : les scriptes font partie de l'équipe mise en scène et doivent le rester, elles ont une vision globale du film, veillent à la continuité et aux éventuelles transgressions du récit, elles ont leurs méthodes et ne souhaitent pas se mettre à gérer la technique des caméras ou à travailler sur un ipad comme cela a été évoqué.

La question des métadonnées est posée :
Comment nommer les fichiers ?
Comment visualiser les métadonnées et quoi en faire ?
Pourquoi les constructeurs ne donnent-ils pas un moyen de gérer facilement cela sur le plateau ?
Comment gérer cela avec la post-prod ?

Un débat passionnant commence avec le public, vite avorté car il faut enchaîner.

Pierre Chevrin, AOA, assistant caméra :

Là je suis sincèrement désolé car j'ai un trou de mémoire, je crois me souvenir que Pierre parle d'un document de réflexion sur les changements du métier d'assistant lié au numérique. S'il veut bien se manifester je me ferai un plaisir d'ajouter un résumé de son intervention.

Il insiste aussi sur le fait qu'il faut cesser de demander aux assistant de décharger les rushes le soir après le tournage, faut-il prévoir une chambre d'hôtel pour cela même quand on tourne sur Paris ? (rires dans la salle). La journée est finie quand la porte du camion se ferme le soir, il n'est pas normal qu'un assistant se retrouve avec cette charge supplémentaire.

Il y a certainement là encore une fois un nouveau métier à créer.

Annie Pierre, LMA, monteuse :

Annie pointe le fait que ce n'est pas au monteur (euse) de faire de l'étalonnage d'écrans. Elle pose le problème de la visualisation d'une image correcte pendant l'étape du montage pour le réalisateur qui peut à tord se familiariser avec une image qui ne reflète pas l'intention du directeur photo.
Elle a ajouté qu'il était important de dérusher en vitesse normale, non pas en accéléré comme cela se pratique parfois, car c'est le seul moyen de déceler certains problèmes sur l'image.

(Si elle souhaite elle-aussi ajouter son propre résumé qu'elle n'hésite pas).

Mais le temps presse, on enchaîne, on, enchaîne…

Philippe Ros, AFC, directeur de la photo, membre du comité technique de la fédération Imago :

Brillant et ultra rapide exposé de Philippe avec de belles diapos sur les flux de fabrication (pardon : les workflows) :
-ne pas confondre contrôle qualité (intégrité du clone, le contenant) et controle laboratoire (le contenu : perche dans le champ, flous, surex,…)
-réfléchir à une normalisation de la gestion des données ainsi qu'aux nouveaux métiers qui devraient en découler
-Les ingénieurs de la vision seront moins indipensables qu'auparavant sur le plateau face aux nouvelles caméras (Alexa, Penelope,…), mais des «yeux» seront indispensables en post production pour le contrôle des rushes.
-Le laboratoire et le coloriste sont les clés de voûte de la chaîne de post-production avec le directeur photo.
-De l'importance des LUT de prévisualisation sur le plateau mais aussi au montage et à toutes les étapes de fabrication du film.
-Il s'agit de ne pas oublier dans tout cela que le métier de directeur photo doit rester la création artistique.

J'en oublie, si Philippe veut m'envoyer un résumé…on aurait là aussi aimé avoir plus de temps.

Ma conclusion :

Benjamin B. a réussi son pari : j'en suis sorti assez enthousiaste mais avec beaucoup plus de questions en tête que de réponses, cette réunion était bien trop courte.

Il était passionnant de voir à quel point tous convergent vers le même constat : il va bien falloir à un moment donné réfléchir à ces nouveaux métiers, à ces nouvelles méthodes, à ces «yeux» aussi. Les possibilités sont immenses, il y a du boulot…

On en reparle quand ?

#4 L'utilisateur est hors-ligne   Guillaume Quilichini 

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Posté 15 février 2011 - 14:07

Merci beaucoup Stéphane pour ce résumé !
Moi qui n'ai pas pu être dans la salle, je suis content d'avoir un aperçu de ce qui a été dit.

Les cas des scriptes et des assistants opérateurs sont vraiment intéressants, le numérique chamboule beaucoup de choses, et pas forcément en bien.

#5 L'utilisateur est hors-ligne   Stéphane Azouze 

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Posté 15 février 2011 - 23:14

De rien !
Il ne tient qu'à nous de réfléchir avec les assistants, les scriptes, les monteurs, les labos, les directeurs photo,…
En ce qui me concerne, mes yeux sont disponibles !

#6 L'utilisateur est hors-ligne   Philippe Brelot 

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Posté 16 février 2011 - 19:45

Merci beaucoup Stéphane pour ce résumé très complet. J'avoue que je suis un peu perplexe devant ces 5 clones qui se baladent ou pas, plus les copies qui se promènent également avec le son synchrone et je me demande qui est vraiment responsable et de quoi ?

Le directeur Photo ? l'ingé-vision / DIT ? l'assistant qui fait les sauvegardes et donc les clones ? Le directeur de Production ? Le directeur de post-production ?

Dans nos métiers on aime bien mettre un nom, un visage et un numéro de tél sur la personne responsable ou capable de répondre à une question ou d'alerter en cas de problèmes. La multiplication à l'envie de ces clones de rush copies et navettes et de ces intervenants m'inquiète un peu et m'amène à me poser une autre question : quid de la sécurité et de la confidentialité ?

#7 L'utilisateur est hors-ligne   Philippe Brelot 

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Posté 17 février 2011 - 15:03

Un de mes amis, réalisateur de son état et fidèle lecteur du forum (mais non inscrit :mad:) me fait par mail un commentaire sur le schéma de Benjamin Bergery :

" Est-ce bien raisonnable ? "

Dans ce commentaire assez désarmant, d'une grande concision, je crois que j'arrive à me retrouver. En effet ne sommes nous pas devenus déraisonnables au point de répondre à des questions par de nouvelles questions, à compliquer à l'envie des métiers qui le sont suffisamment, à oublier la finalité en se cachant derrière des technologies inadaptées et des "workflows" tellement personnels et si peu pérennes que difficilement reproductibles.
Le support HD se rapproche de la pellicule (raw et autres DN (Digital Negative)) dans son principe alors pourquoi ne pas essayer de se rapprocher de son "workflow" et considérer que le retour n'est jamais qu'un enfant un peu mieux défini du combo qui suffit largement pour vérifier le cadre et le jeu.
Pour l'image finale on attend l'étalonnage... et penser que deux clones de l'original suffisent un à la prod. et l'autre au labo qui peut effectuer un contrôle qualité (informatique et classique) et une copie synchrone pour les "dailies"?
Je vais encore me faire traiter de vieux con mais ça ne marchait pas si mal :lol:

#8 L'utilisateur est hors-ligne   Stéphane Azouze 

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Posté 18 février 2011 - 08:59

Philippe, je suis encore obligé de prendre le clavier pour te dire que non, tu n'es pas un vieux con !

Oui effectivement, vu de l'extérieur on pouvait se demander si ce schéma, sur le fond autant que la forme, était bien raisonnable. Il convenait en tout cas à un film et à une équipe donnée, laquelle équipe en paraissait satisfaite.

Sur l'aspect sécurité des fichiers qui se promènent entre le tournage, le laboratoire, le montage et la production, tu as bien raison.
On peut légitimement se demander comment protéger des rushes qui sont accessibles par n'importe qui ayant à portée un disque renfermant des images. Il me semble que cette question a été aussi soulevée par M. Beineix (assureur) mais n'étant pas sûr de moi (car n'ayant pas pris de notes), je l'avais omise de ma synthèse.
On ne va pas non plus crypter les rushes…alors que faire ?

Peut-être responsabiliser une seule personne qui serait chargée de récupérer les originaux, les cloner lui-même, vérifier les clones, gérer la distribution des clones au laboratoire, fabriquer les proxies pour le montage, rendre les supports originaux formatés ? Une sorte de technicien "navette" ?
Ou bien comme en pellicule, la régie amène les rushes religieusement au labo, là ce technicien clone, vérifie les clones, formate les originaux, effectue le contrôle "laboratoire" ?
Cette personne ferait partie de l'équipe du film ou du laboratoire ?
Est-il vraiment utile de garder un clone de tout le film dans le camion caméra ?

Pour revenir justement sur ce "contrôle laboratoire", je peux parler du tournage de "Home" qui était par définition un tournage éloigné du laboratoire.
Je n'avais pas le temps dans une journée de tournage de vérifier calmement et sur un 24 pouces (qui ne vibre pas…) au sol les cassettes (HDCam SR), je le faisais donc le soir…à l'hôtel.
Je dérushais tout en vitesse normale, cherchant aussi bien les problèmes de perturbations électriques dans les noirs (parfois très difficiles à déceler), les soucis de cadre ou de point que les défauts de stabilité et je remplissais des rapports pour le labo.

Il manquait bien des yeux au sol pour m'aider, les plannings ne permettant pas de prendre de vraies journées de vérification sur place avant de plier bagage.
Les journées étaient longues, entre le jet-lag des trajets incessants, l'acheminement du matériel, l'installation sur et dans les hélicos (chaque machine est différente), les essais au sol, les essais en vol, la vérification des essais avant de lancer le tournage en lui-même, le travail sur l'image pendant les vols, le tout en un temps assez réduit.
Une fois ramenés à Paris, les rushes étaient ensuite vérifiés à nouveau chez Digimage par l'excellent Jérôme Bigueur et bien sûr Philippe Ros.

Mais ce tournage était très particulier, loin d'une configuration de fiction avec une équipe "normale".

Loin de moi l'idée de faire pleurer dans les chaumières, ce tournage était pour moi une grande et inoubliable aventure, et je suis heureux d'y avoir participé.
Je veux juste préciser un peu les choses, d'autant que certains m'on cru en vacances pendant deux ans !

#9 L'utilisateur est hors-ligne   Nicolas Eveilleau 

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Posté 26 février 2011 - 16:32

Voir le messagePhilippe Brelot, le 17 février 2011 - 15:03, dit :

Le support HD se rapproche de la pellicule (raw et autres DN (Digital Negative)) dans son principe alors pourquoi ne pas essayer de se rapprocher de son "workflow" et considérer que le retour n'est jamais qu'un enfant un peu mieux défini du combo qui suffit largement pour vérifier le cadre et le jeu.
Pour l'image finale on attend l'étalonnage... et penser que deux clones de l'original suffisent un à la prod. et l'autre au labo qui peut effectuer un contrôle qualité (informatique et classique) et une copie synchrone pour les "dailies"?

Deux réactions par rapport à cela :

Premièrement, par rapport à la HD qui serait traitée comme de la pellicule. J'ai entendu ce matin même une réflexion que je n'avais jamais entendue, mais qui n'est pas dénuée d'intérêt. On le sait, il est de plus en plus fréquent que les chefs opérateurs soient gentiment remerciés au moment de l'étalonnage. De fait, j'entends maintenant dire que certains chefs opérateurs préfèrent délaisser le RAW et travailler sur un vrai gamma, s'assurant ainsi que leur image ne sera pas complètement dénaturée par la suite, quand bien même ils seraient absents de la salle d'étalo.
Je ne sais pas si c'est la bonne solution, peut-être est-il simplement préférable de faire signer avant le tournage un papier obligeant la production à laisser la responsabilité de l'étalonnage au chef opérateur, mais quoi qu'il en soit, c'est une réflexion suffisamment symptomatique pour qu'elle soit citée. Elle montre très clairement qu’avec le numérique, il y a une désacralisation de la post-prod qui pose un vrai problème quant à la signature de l'image d'un film (ce que nos amis américains appelleraient "authoring")

Deuxièmement, je me pose la question de la place d'un laboratoire au sens traditionnel du terme dans la chaîne. Combien de temps y aura-t-il une différence entre un "Clone montage" et un "Clone labo" alors que la partie laboratoire est de toute façon de plus en plus souvent gérée par la compagnie de postproduction ? Je pense que le terme "laboratoire" prendra de toute façon un sens légèrement différent dans une chaine entièrement numérique, mais lequel ?

#10 L'utilisateur est hors-ligne   Nicolas Eveilleau 

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Posté 05 mars 2011 - 16:00

Image attachée

Voici le lien vers la première version d'une brochure réalisée par la FICAM : "Les bonnes pratiques en matière de sécurisation des rushes numériques dématérialisés"

Cette brochure offre enfin un essai concret, appuyé par une organisation de professionnels, de standardisation quant à la façon de gérer les rushs dématérialisés.

Personnellement, j'en tire la chose suivante : il doit clairement y avoir, sur le plateau, un technicien dédié à la gestion des rushs. Une chose intéressante proposée dans cette brochure est que ce technicien devrait être un technicien du laboratoire ou de la société de post-production. Il pourra ainsi assurer une continuité dans la gestion des rushs, des disques de sauvegarde et dans la chaine de traitement des données (interopérabilité, etc.) Il devra être en mesure, non seulement d'assurer le déchargement des données et de vérifier le bon transfert, mais également de rendre au chef opérateur et à la production un vrai "retour labo" (flou, perche dans le champ, etc.)
Ce technicien pourrait être un véritable lien entre l'équipe de tournage et la post-production. Combien de fois la post-production m'a-t-elle appelé par rapport à des histoires de codec et de compatibilité alors que mon travail est de m'occuper d'une caméra et du point ?

Concernant le matériel utilisé pour l'enregistrement des données, la FICAM met évidemment en avant la nécessité d'avoir un support fiable et sécurisé.
Pour l'enregistrement en provenance direct de la caméra, la FICAM préconise l'utilisation des cartes P2 ou SxS au lieu des disques durs (la Compact Flash n'est jamais citée comme support professionnel) Pour un enregistrement sur disque dur, le disque devrait être alimenté indépendamment de la caméra et, si possible, sécurisé en RAID 5 ou 6. Il faut voir ce qu'apportera l'arrivée très prochaine des cartes SR Memory de 1To, qui seront de base sécurisées en RAID 5.
Pour l'archivage à long terme de données informatiques, la FICAM encourage l'enregistrement sur deux cartouches LTO.

Image IPB

Les cartouches LTO sont des bandes magnétiques permettant l'enregistrement de fichier numériques. Personnellement, les cartouches LTO me semblent trop peu répandues et trop vieille pour que cette recommandation soit réellement suivie. Je sais par contre qu'une pratique répandue est le back-up sur HDCAM SR. Effectivement, lors des mes premiers tournages en D-21, toutes les données enregistrées sur le disque Venom étaient ensuite enregistrées sur HDCAM SR, puis le disque était formaté et réutilisé.
Je pense que la recommandation de la FICAM quant à l'utilisation de cartouches LTO tient surtout à l'ouverture de ce format, permettant à tous les constructeurs et prestataires d'y avoir accès librement. Je pense que le but de Sony lors de la dernière présentation qu'ils ont fait autour des nouveautés HDCAM SR était bien entendu de convaincre la FICAM de considérer leur format comme un standard, d'où l'ouverture du codec. A voir si les solutions proposées derrière sont réellement viables et libres. A voir aussi ce que les autres constructeurs auront à proposer, je pense notamment à S.Two qui a su proposer très tôt des grosses solutions d'archivages informatiques (hélas beaucoup trop lourde à mettre en place)



Ces recommandations sont encore à l'étude et je sais que la FICAM n'a pas encore posé d'avis définitif sur ce sujet.

Quoi qu'il en soit, je pense qu'il est très important que nous puissions nous réunir derrière un vrai texte, afin d'établir des normes de travail et de gestion des rushs, aussi bien sur le plateau qu'en post-production.

#11 L'utilisateur est hors-ligne   Stéphane Azouze 

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Posté 06 mars 2011 - 20:56

Petite réponse rapide pour dire qu'il me semble que le LTO est répandu depuis un moment dans les laboratoires (chez Duboi en tout cas j'en suis sûr) comme solution d'archivage à moyen ou long terme ; la bande magnétique étant un support beaucoup plus fiable dans le temps que le disque dur, il est aussi assez économique et peu encombrant.

#12 L'utilisateur est hors-ligne   Guillaume Quilichini 

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Posté 14 mars 2011 - 14:35

En parallèle du document que nous propose la FICAM concernant la "sécurisation des rushes lors de tournages numériques dématérialisés" dont nous a parlé Nicolas, les trois associations regroupant Chefs Monteurs et Assistants Monteurs (LMA), Scriptes (LSA) et Assistants Opérateurs (AOA) proposent eux aussi un document "pour une organisation plus sure et plus efficace du tournage au montage" intitulé "Tournages en fichiers numériques"

Ce document a pour vocation de servir de base de travail dans la préparation des tournages en fichiers numériques et dans l’élaboration de la filière à mettre en place pour leur gestion.
Le document est téléchargeable sur le site de l'AOA, sur celui des Monteurs Associés (LMA), des Scriptes Associés (LSA) ou en cliquant l'image ci-dessous :

Image attachée

#13 L'utilisateur est hors-ligne   Laurent Andrieux 

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Posté 29 mai 2011 - 14:14

Les Monteurs Associés communiquent et invitent à une réunion autour de cette thématique :

Citation

Mercredi 1er juin 2011 – fichiers numériques : du tournage au montage

Cette réunion fait suite au document Tournage en fichiers numériques que nous avons co-écrit avec Les Scriptes associés (LSA) et les Assistants opérateurs
associés (AOA), et à la table ronde organisée par l’Association française des directeurs de la photographie cinématographique (AFC) dans le cadre de leur
micro-salon de février 2011.

Nous souhaitons élargir le débat grâce à des témoignages de directeurs de production, directeurs de la photo, assistants opérateurs, scriptes, chefs
monteurs, assistants monteurs et directeurs de postproduction. Toutes les expériences nous intéressent. Que ce soit sur l’organisation du travail, les
problèmes rencontrés, les conséquences humaines et économiques de ces tournages en fichiers numériques.
Dans ce but, nous avons invité les associations suivantes : LSA, AOA, AFC et ADP (Association des directeurs de production).
Venez nombreux,
le mercredi 1er juin à partir de 20h
à la cafétéria de La fémis • 6, rue Francoeur • Paris 18ème
M° Lamarck-Caulaincourt/Jules Joffrin


#14 L'utilisateur est hors-ligne   Nicolas Eveilleau 

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Posté 02 juin 2011 - 11:55

Étant à la réunion d'hier soir (et considérant que le sujet est suffisamment important pour qu'on s'y attache de manière sérieuse) je vais essayer d'en faire un petit compte-rendu. J'ai cru comprendre qu'en plus de ça, Les Monteurs Associés allaient vraiment faire un rapport plus détaillé.

La réunion était organisée par LMA et était donc clairement axée sur les problématiques de postproduction (mise en place de workflow avec ou sans laboratoire, gestion des quantités de rushs, solutions de confo...) De même, la sécurisation des rushs a été abordée, mais la discussion concernait surtout leur gestion.

Je suis personnellement passé à côté de beaucoup de choses, car une grande partie de la réunion était dédiée à des récits d'anecdotes de postproduction, des problèmes rencontrés et des solutions trouvées. Pas mal de choses me sont donc passées au-dessus de la tête et un membre de LMA saura certainement en faire un compte-rendu plus précis pour ceux que ça intéresse.
À noter d'ailleurs que 7 exemples de workflow ont été ajoutés au document "Tournage en fichiers numériques", dont certains qui ont été détaillés hier soir.

Ce qui est apparu très clairement, c'est la diversité des workflows. Certaines chaînes passent par un labo (qui n'a pas toujours la même mission), certains utilisent des proxies en H.264, d'autres des DNxHD36, les méthodes de sauvegardes divergent, bref, il n'y a à l'heure actuelle aucun modèle établi. Je pense que c'est positif sur certains points (chaque film est différent et il faut des solutions adaptées) et plus grave sur d'autres (notamment en ce qui concerne la sécurité et l'archivage, point qui nous inquiète tous)

Il est donc un peu compliqué de faire un vrai résumé, tant il y a des cas particuliers. Beaucoup d'exemples ayant cependant fait intervenir un laboratoire, je vais essayer de détailler un peu cette chaîne (et puis soyons honnête, en tant que technicien image, ça me parle un peu plus ^^')

Première chose qui m'a semblé assez flagrante, c'est une inversion dans le schéma qui a été cité au Micro-Salon 2011 (qui était le suivant :

Image IPB )

L'inversion se situe au niveau de la place du laboratoire et du montage. Dans la quasi-intégralité des workflows dont on a parlé, le laboratoire vient AVANT le montage. Le modèle est donc plutôt le suivant :

- Les rushs arrivent au laboratoire.
- Le laboratoire en fait une sauvegarde des rushs sur LTO, applique une LUT définie avec le chef opérateur et fabrique des proxies (en H.264 ou DNxHD36)
- Ces proxies sont envoyés au montage, l'assistant-monteur les transcode (ou fait ce qu'il faut pour qu'ils puissent être géré par la machine, le plug-in AMA d'Avid a notamment été souvent cité), synchronise et laisse tout ça au monteur.
- Quand le montage est fini, le labo gère la confo (là encore, ce qu'on envoie au labo pour faire la confo n'est pas entièrement défini et dépend de toute la chaîne)

Personnellement, c'est une chaîne qui me semble beaucoup plus logique et qui, pour le coup, se rapproche de la chaîne traditionnelle pellicule. On peut se poser la question de sa pérennité (combien de temps les laboratoires pourront être indépendants et qu'arrivera-t-il quand les machines pourront gérer les rushs en natif sans que l'espace de stockage soit un problème ?) mais ce point n'a pas été abordé donc passons.
Mais quoi que l'avenir nous réserve, un autre point qui a été très clairement mis en avant est la différence de langage entre un labo et un monteur vis-à-vis de l'équipe image. Nous avons en effet eu le témoignage d'une assistante-monteuse qui a dû faire office de labo sur un projet et qui, au début, ne savait pas quelle information faire remonter à l'équipe de tournage et comment expliquer ce qu'elle détectait. La situation s'est arrangée suite à plusieurs échanges avec l'équipe sur le plateau, mais elle montre parfaitement que les laboratoires ont une véritable expertise en ce qui concerne les problèmes images (flare, flou, gestion de l'exposition...) et un vocabulaire qui s'est développé avec les équipes images. Ca semble évident, et pourtant avec le numérique et la culture du "je vois tout tout de suite", beaucoup ont tendance à l'oublier et à oublier l'importance d'un vrai "retour labo" fait par quelqu'un dont c'est le métier.

Pour conclure cette partie sur les labos, nous avons l'exemple des 3 "niveaux de services" que propose Eclair :
1) Archivage des rushs sur LTO + création de proxies avec application d'une des LUT prédéfinies (précisée dans le rapport image)
2) Visionnage des rushs par un étalonneur TC qui fait un rapport labo et qui peut éventuellement proposer l'application d'une LUT prédéfinie plus adaptée
3) (à partir de cet été) Visionnage des rushs par un étalonneur TC et création d'une LUT plan par plan


Ensuite, pour la gestion du travail sur les machines de montage, j'avoue peiner un peu plus à rassembler ce qui a été dit. Il a été question de comment gérer les noms de fichiers, les chemins qui mènent jusqu'aux fichiers sur les disques et comment gérer le TimeCode et son utilisation pour la confo au labo. Je pense que les témoignages qui ont été rajoutés au document "Tournage en fichiers numériques" sauront en dire beaucoup plus que moi, sachant que ces différentes méthodes dépendent aussi de la machine utilisée et surtout des préférences des monteurs. Il reste malgré tout pas mal de choses à définir au niveau des interactions entre les différents éléments de la chaîne : comment les assistants-opérateurs doivent nommer les clips (nomenclature qui change hélas suivant les caméras) et gérer le TC interne de la caméra, qu'est-ce que le laboratoire doit fournir aux monteurs (retour du TC à 0 à chaque début de carte ou de plan? la seconde solution semblant recevoir le plus de faveurs) et qu'est-ce que les monteurs doivent retourner au laboratoire (ce qui dépend de tout de manière de ce que le labo livre)
Tout cela dépend évidemment du projet, de l'importance du flux de rushs, du nombre de personnes qui sont impliqué, etc. Le principe étant toujours le même : plus il y a des personnes et de rouages, plus la communication doit être clair et un minimum standardisé, histoire de pas perdre 50 ans à chaque fois à trouver comment travailler ensemble.

Dernier point qui a été mis en avant (et ce fut la conclusion de la réunion) : le temps. Toutes ces étapes prennent un certain temps. Il est important de bien rappeler en réunion de pré-prod que la gestion des rushs numériques est quelque chose qui demande toujours du temps et qui dépend du personnel et de la puissance des machines. Il est clairement ressorti de la réunion que des chaînes de postproduction qui fonctionnent très bien sont désormais plus ou moins établies, mais qu'il faut toujours du temps pour tout gérer, et surtout que le moindre grain de sable dans l'engrenage peut très vite rajouter énormément de temps de travail. L'importance d'avoir pu tester la chaîne complète avant de s'engager dans le tournage est donc absolument essentielle pour prévenir au mieux de tous ces problèmes.

Je crois avoir fait le tour rapide de ce qui a été dit et de ce qui était à ma portée. Encore une fois, un membre de LMA sera certainement plus à même de parler tous les autres points que je n'ai pas abordés. Pour plus de détails, je vous conseille vivement la lecture des témoignages qui ont été rajoutés au document publié par l'AOA, LMA et LSA, en attendant de voir le compte-rendu que LMA écrira.

#15 L'utilisateur est hors-ligne   Thomas Chatelet 

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Posté 06 juin 2011 - 17:45

Merci Nicolas pour ce compte rendu (et merci à Stéphane avant lui) !

Je pense qu'on arrive enfin au bout de cette période hybride merdique où tout et n'importe quoi se sont côtoyés en terme de caméras, de codecs et de supports d'enregistrement.
On en retirera une expérience certaine mais il était quand même tant que ARRI et Aäton arrivent là dedans avec leur maturité et leur véritable connaissance des métiers.
L'enregistrement rapide sur SSD permet maintenant la capture d'un échantillon image sans concession (au minimum du 4K non compressé, de mon point de vue) et tout ce que nous avons pu expérimenter va être pérennisé et devenir aussi plus simple... avec les moyens adéquats ^^.

Quelques remarques en vrac :

Cette histoire de Timecode me désole, qu'en 2011 on en soit encore à pédaler dans cette semoule-là !
Remettre le timecode à 0 à chaque plan, quel enfer ! Un marquage temps+date serait tellement plus simple.

Les termes Original-Clône-Copie me semblent pas du tout au point car ils mélangent la notion de contenu et de contenant. Il faudrait avoir des appellations moins simplistes et distinguer les supports (support enregistreur, back-up, etc.) de l'état des médias (D-négatifs (RAW), D-positifs (RGB), proxies, avec ou sans LUT, etc.).

J'ai de sérieux doutes quant aux labos et la transposition de leur modèle de fonctionnement tel que nous le connaissons pour le film à l'ère du D-Cinema. Envoyer les rushs aux labos à chaque fin de journée, avec une rotation aller-retour des supports d'enregistrement d'au moins 3 jours, j'y crois pas vraiment.
Déjà, ça ne collerait vraiment qu'avec une configuration de tournage parisien, à proximité des labos.
Ensuite, générer des proxies, un tournage bien pensé le fait lui même à la volée pendant la capture. En tout cas, l'ergonomie des caméras récentes le font et celles à venir le feront encore mieux. Et puis archiver sur LTO me semble à la portée des budgets les plus serrés.
Enfin, en ce qui concerne l'expertise d'un oeil avisé sur la qualité des rushs produits, c'est effectivement indispensable et je pense que le poste d'opérateur vision va immanquablement subir une petite mutation et prendre un peu de distance par rapport au plateau pour effectuer ce contrôle dans une cellule de production proche du plateau sous la tutelle du chef op et avec l'aide de ce fameux nouveau poste "responsable D-négatifs". Une cellule équipée de tout le matos nécessaire au contrôle et à l'archivage sécurisé des rushs.
Peut-être que les labos auront intérêt à sortir de leurs murs et à proposer une formule cellule de contrôle et archivage rushs, techniciens compris, qui suit le tournage "en campagne".

Pour ce qui est de l'archivage, le LTO est à mon avis vraiment la solution : un temps de transfert correct (280 Mo/s en LTO5) et une solution multi-formats puisque sous forme de fichiers, le HDCAM SR se limitant au 1080p.
Et puis, le standard LTO va continuer à évoluer dans le temps :
Image attachée
IBM semble même sur le point d'apporter la touche finale qui manquait à ce standard : un formatage enfin abouti, le LTFS, qui permet à une K7 LTO de monter nativement sur le bureau d'un Mac (ou PC) et de se comporter comme un disque.

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